Tennis/Roland-Garros: Sinner, futur premier n°1 mondial italien et candidat au titre
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Tennis : Roland-Garros
Susan Mullane
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Tennis : Roland-Garros
Susan Mullane
par Vincent Daheron
PARIS (Reuters) - Quelle que soit l'issue de sa demi-finale à Roland-Garros, vendredi, face à Carlos Alcaraz, l'Italien Jannik Sinner est assuré de devenir numéro un mondial lundi pour la première fois de sa carrière à 22 ans.
"C'est le rêve de tout joueur d'être numéro un mais d'un autre côté, c'est regrettable de voir Novak (Djokovic) déclarer forfait ici. Je lui souhaite un rétablissement rapide", avait-il déclaré mardi sur le court, quelques minutes après le retrait du Serbe le propulsant d'office à la première place mondiale.
Depuis l'instauration du classement ATP en 1973, aucun Italien n'avait eu cet honneur. "Cela veut dire énormément pour moi ! Déjà, c'est bien pour le pays. C'est un bon pays, avec de très bons entraîneurs, de très bons joueurs", avait-il poursuivi en conférence de presse où il avait été accueilli par les applaudissements des journalistes transalpins. "Nous sommes à un tournant. Je suis content de faire partie de ce mouvement italien."
Symbole de la bonne santé du tennis transalpin, sa compatriote Jasmine Paolini est pour la première fois de sa carrière en demi-finales d'un Grand Chelem après sa victoire surprise, mercredi, contre la Kazakhe et tête de série n°4 Elena Rybakina (6-2, 4-6, 6-4). Elle espère succéder à Flavia Pennetta, dernière Italienne victorieuse d'un Majeur à l'US Open 2015.
Cette place de numéro un mondial confirme la progression linéaire de Jannik Sinner depuis la fin de saison 2023, en témoignent ses quatre défaites en 57 matchs depuis septembre dernier, dont deux en 2024. Dans ce laps de temps, il a battu Novak Djokovic à trois reprises sur les quatre dernières confrontations, permis à l'Italie de remporter sa première Coupe Davis depuis 1976 et surtout décroché son premier Grand Chelem à l'Open d'Australie en janvier.
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Il a succédé à Adriano Panatta, dernier vainqueur transalpin d'un Grand Chelem lors de Roland-Garros 1976.
"Je crois que j'ai beaucoup appris de mes défaites, notamment il y a un an, ici", déclarait-il mardi pour expliquer ses progrès, en référence à son élimination dès le deuxième tour de Roland-Garros 2023 contre l'Allemand Daniel Altmaier (6-7 7-6, 1-6, 7-6, 7-5).
"Il y a aussi l'US Open. Il y a eu un petit déclic, après la défaite contre Sasha (Zverev)." Il s'était incliné en huitièmes de finale contre l'Allemand (6-4, 3-6, 6-2, 4-6, 6-3), en septembre dernier.
Avant le début du tournoi, son futur adversaire pour une place en finale, l'Espagnol et numéro trois mondial Carlos Alcaraz, louait son jeu. "Il ne fait aucun mauvais coup. Tout ce qu'il fait est bien fait. La manière dont il frappe la balle est tout à fait incroyable, la manière dont il se déplace est fantastique."
Il s'était présenté sur la terre battue parisienne avec quelques incertitudes concernant sa forme physique après une blessure à la hanche l'ayant obligé à se retirer du Masters 1000 de Madrid et à faire l'impasse sur celui de Rome.
Depuis son entrée en lice, le droitier longiligne (1,88 m) n'a concédé qu'un seul set en cinq rencontres, lors de son huitième de finale face au Français Corentin Moutet.
Participant à son cinquième Roland-Garros, il avait atteint les quarts de finale dès sa première apparition en 2020. Alors âgé de 18 ans, Jannik Sinner avait été éliminé par le futur vainqueur Rafael Nadal, comme l'année suivante en huitièmes de finale.
Né à San Candido, dans le Trentin-Tyrol du Sud, une région frontalière de l'Autriche et de la Suisse, Jannik Sinner a longtemps dévalé les pistes de ski avec un certain talent.
Champion national de sa catégorie en 2008 et vice-champion national en 2012, il s'est consacré uniquement au tennis à l'âge de 13 ans.
"Je ne crois pas que j'aurais pu aller vraiment en ligue professionnelle en ski", a-t-il admis vendredi dernier en conférence de presse. "Cela m'a aidé du point de vue de mon équilibre sur le court, quand je glisse notamment , mais je pense que cela m'a aussi aidé mentalement."
Passé par l'académie de Ricardo Piatti, ancien entraîneur de Novak Djokovic notamment, l'Italien est désormais encadré par son compatriote Simone Vagnozzi et l'Australien Darren Cahill, passé auprès d'anciens numéros un mondiaux (Lleyton Hewitt, Andre Agassi et Simona Halep).
(Reportage de Vincent Daheron)
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