Israël a visé des cibles militaires en Iran, dégâts "limités" selon Téhéran
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L'armée israélienne a affirmé samedi avoir mené des frappes « précises et ciblées » sur l'Iran.
Majid Asgaripour
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L'armée israélienne a affirmé samedi avoir mené des frappes « précises et ciblées » sur l'Iran.
Majid Asgaripour
par Parisa Hafezi et Emily Rose
DUBAI/JERUSALEM (Reuters) -Israël a frappé samedi aux premières heures des sites militaires en Iran en réponse à la salve de missiles tirée le 1er octobre par Téhéran en direction du territoire israélien.
La République islamique a fait état de "dégâts limités". L'agence officielle Irna a annoncé la mort de deux soldats.
L'armée israélienne a annoncé à 03h00 GMT que son opération était terminée et qu'elle avait atteint ses objectifs après des raids "précis et ciblés". Trois vagues de frappes ont été menées, selon les médias israéliens.
Les médias iraniens ont signalé plusieurs explosions ayant débuté peu après 02h00 du matin (22h30 GMT vendredi) et retenti à Téhéran et des bases militaires des environs pendant plusieurs heures.
L'Iran a déclaré que ses systèmes de défense aérienne avaient réussi à repousser les attaques israéliennes lancées contre des cibles militaires dans les provinces de Téhéran, de Khuzestan et d'Ilam.
Une agence de presse semi-officielle iranienne a toutefois promis une "réaction proportionnelle" aux actions israéliennes contre Téhéran.
La tension était palpable au Proche-Orient depuis l'attaque lancée au début du mois par l'Iran, lors de laquelle près de 200 missiles ont été tirés en direction d'Israël.
Les craintes de voir l'Iran et les Etats-Unis être entraînés dans un conflit régional sont vives, alors qu'Israël a intensifié depuis septembre ses attaques contre le Hezbollah au Liban.
"OBLIGÉS DE RÉPONDRE"
L'armée israélienne a dit avoir visé des sites de production de véhicules capables de lancer des missiles et des équipements surface-air.
"Si le régime iranien faisait l'erreur d'entamer un nouveau cycle d'escalade, nous nous verrions obligés de répondre", a précisé l'armée.
Un responsable américain a déclaré que ni les infrastructures énergétiques ni les installations nucléaires iraniennes ne faisaient partie des cibles.
Le président américain Joe Biden a averti que Washington n'apporterait pas son soutien à une frappe contre les sites nucléaires iraniens et a estimé qu'Israël devait envisager des alternatives à une attaque contre les champs pétroliers iraniens.
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Les autorités iraniennes ont prévenu à plusieurs reprises que de quelconques représailles israéliennes auraient pour conséquence une réponse forte.
"L'Iran se réserve le droit de répondre à toute agression, et il ne fait aucun doute qu'Israël devra faire face à une réaction proportionnelle à toute action qu'il entreprend", a rapporté samedi l'agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim, citant des sources.
Un haut responsable de l'administration Biden a estimé que les frappes israéliennes contre des sites militaires en Iran semblaient avoir été ciblées et constituaient une réponse proportionnée aux attaques de Téhéran.
Il a ajouté que cela devrait signifier la fin des échanges de tirs entre les deux pays, précisant que les Etats-Unis avaient de nombreux canaux de communication avec l'Iran, directs ou indirects, et qu'ils avaient clairement fait connaître leur position.
Dans un communiqué, le ministère français des Affaires étrangères a appelé "instamment les parties à s'abstenir de toutes escalade et action susceptibles d'aggraver le contexte d'extrême tension qui prévaut dans la région".
LES ÉTATS-UNIS INFORMÉS AVANT LES FRAPPES
Des vidéos diffusées par les médias iraniens montraient les défenses aériennes tirant sans arrêt contre ce qui semblait être des projectiles se dirigeant vers le centre de Téhéran.
Tasnim a indiqué que les bases des gardiens de la Révolution iraniens qui avaient été attaquées n'avaient pas subi de dégâts.
Le ministère iranien des Transports a annoncé en début de matinée la réouverture de l'espace aérien iranien et la reprise du trafic aérien, suspendu pendant la nuit.
L'agence de presse officielle syrienne, SANA, a rapporté qu'Israël avait aussi mené tôt samedi des frappes aériennes contre des sites militaires dans le centre et le sud de la Syrie. Israël n'a pas confirmé avoir mené des frappes en Syrie.
Israël a indiqué que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Yoav Gallant avaient suivi les opérations depuis le centre de commandement et de contrôle de l'armée, à Tel Aviv.
Yoav Gallant s'est entretenu avec le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, peu après le début des frappes israéliennes, a déclaré un responsable américain.
Les Etats-Unis ont été informés par Israël avant le lancement des frappes, mais n'ont pas pris part à l'opération, a dit à Reuters un responsable américain.
(avec James Mackenzie à Jérusalem, Trevor Hunnicut et Phil Stewart à Washington, et Ahmed Tolba, rédigé par Simon Lewis; version française Camille Raynaud)
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