Commémoration des 20 ans du massacre de Srebrenica en Bosnie
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Commemoration des 20 ans du massacre de srebrenica en bosnie
DADO RUVIC
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Commemoration des 20 ans du massacre de srebrenica en bosnie
DADO RUVIC
par Daria Sito-Sucic et Maja Zuvela
POTOCARI, Bosnie (Reuters) - Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies samedi dans un cimetière proche de Srebrenica en Bosnie-Herzégovine pour commémorer le 20e anniversaire du plus grand massacre commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Abandonnés vers la fin de la guerre de Bosnie (1992-1995) par les casques bleus de l'Onu qui devaient les protéger, 8.000 musulmans de sexe masculin, hommes et garçons, ont été exécutés par les forces serbes de Bosnie en cinq jours au mois de juillet 1995.
Leurs corps furent jetés dans des fosses communes pour ensuite être exhumés quelques mois plus tard et éparpillés dans des tombes plus petites dans le but de camoufler ces crimes.
Aujourd'hui, il reste encore un millier de victimes à retrouver.
A l'occasion de cette cérémonie du souvenir, les restes de 136 victimes récemment identifiées devaient être inhumés dans des tombes de marbre blanc au mémorial de Potocari, dans l'est de la Bosnie.
La délégation américaine était dirigée par Bill Clinton, qui était président à l'époque du massacre. L'ancienne secrétaire d'Etat et ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies Madeleine Albright était aussi du voyage.
"CRIME GRAVE"
De nombreux Serbes de Bosnie nient toujours ce qui s'est passé à l'été 1995 et récusent le terme de génocide employé par le communauté internationale. Ils préfèrent parler de "crime grave".
Le mois dernier, Milorad Dodik, le président de la république serbe de Bosnie, une des trois entités qui composent la Bosnie-Herzégovine, a qualifié le massacre de "plus grande supercherie du 20e siècle".
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La Serbie, qui soutenait les forces serbes de Bosnie en hommes et en argent, a dépêché son Premier ministre, Aleksandar Vucic, à la commémoration. Celui-ci a convaincu leur allié russe d'apposer son veto mercredi à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qualifiant le massacre de Srebrenica de génocide.
Ancien tenant de la "Grande Serbie", l'idéologie à l'origine du bain de sang qu'a connu l'ancienne Yougoslavie après son éclatement au début des années 1990, Aleksandar Vucic se dit désormais pro-occidental et prône l'entrée de la Serbie dans l'Union européenne.
Vendredi, la Russie a dit souhaiter que les responsables du massacre de Srebrenica soient livrés à la justice et jugés.
Les instigateurs présumés du massacre, l'ancien président des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic et son commandant militaire Ratko Mladic, sont toujours en cours de jugement devant le Tribunal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.
(Avec Matt Robinson, Danielle Rouquié pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
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