Le gouvernement propose une solution pour Myferrylink
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PARIS (Reuters) - Le gouvernement propose la création d'une nouvelle Scop et la reprise de 380 salariés pour résoudre la crise autour du dossier Myferrylink, selon le protocole dévoilé jeudi après plusieurs semaines de mobilisation des marins de la Scop SeaFrance.
Porté par le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies, ce protocole a été proposé à Eurotunnel, au Danois DFDS et au conseil de surveillance de la Scop SeaFrance qui sont appelés à donner leur réponse lors d'une réunion prévue lundi prochain.
Les marins de la Scop Sea France ont multiplié les actions coup de poing depuis début juillet pour protester contre la décision d'Eurotunnel de céder deux navires de sa filiale MyFerryLink au danois DFDS.
L'opérateur du tunnel sous la Manche a expliqué avoir vendu à contrecoeur le "Berlioz" et le "Rodin", les deux navires de transports de passagers exploités par la Scop SeaFrance pour MyFerryLink en raison d'une décision de l'autorité britannique de la concurrence.
Le protocole de sortie de crise du gouvernement prévoit qu'Eurotunnel s'"engage à passer un contrat d'affrètement du navire Nord-Pas-de-Calais avec une nouvelle Scop constituée par 150 salariés sociétaires de la Scop Seafrance."
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DFDS, qui exploite désormais le "Berlioz" et le "Rodin", devra s'engager à reprendre 230 salariés de l'actuelle Scop. Au total, le protocole prévoit la reprise de 380 salariés.
Concernant les 107 salariés qui pourraient être licenciés, une nouvelle réunion se tiendra rapidement pour établir une "liste des emplois supplémentaires qui pourraient être proposés et les conditions particulières pour les salariés qui choisiraient une réorientation de leur vie professionnelle."
(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)
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