L'idée de "hotspots" pour les migrants divise les Européens
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L'idee de "hotspots" pour les migrants divise les europeens
DIMITRIS MICHALAKIS
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L'idee de "hotspots" pour les migrants divise les europeens
DIMITRIS MICHALAKIS
LUXEMBOURG (Reuters) - Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Luxembourg pour évoquer la crise des migrants, ont envisagé samedi la création de centres d'accueil pour réfugiés hors de l'Union, mais Federica Mogherini, porte-parole de la diplomatie européenne, s'est montrée très réservée.
Enregistrer les demandes d'asile directement au Moyen-Orient ou en Afrique pourrait convaincre les candidats au départ de ne pas tenter la dangereuse traversée de la Méditerranée.
Donald Tusk, président du Conseil européen, s'est prononcé pour la création de tels centres, baptisés "hotspots", qui pourraient voir le jour à proximité de zones de guerre "hors d'Europe, où des camps de réfugiés existent déjà".
Federica Mogherini ne partage pas ce point de vue.
"Nous ne pouvons pas déstabiliser des pays déjà confrontés à d'énormes défis avec les camps et les réfugiés (...) et cela demanderait d'énormes ressources de notre part", a-t-elle souligné lors d'une conférence de presse.
"Il faudrait garantir à 100% aux pays dans lesquels ils pourraient être installés que ceux qui ont droit à l'asile l'obtiendront dans l'Union européenne", a-t-elle ajouté.
Les ministres européens des Affaires étrangères avaient auparavant reçu leur homologue turc, Feridun Sinirlioglu, dont le pays a accueilli près de deux millions de réfugiés syriens depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011.
(Robin Emmott et Francesco Guarascio, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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