Le Premier ministre nippon Shinzo Abe reconduit à la tête du PLD
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Le premier ministre japonais reconduit a la tete du son parti
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Le premier ministre japonais reconduit a la tete du son parti
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TOKYO (Reuters) - Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a été reconduit mardi pour un mandat de trois ans à la tête du parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir, s'engageant à poursuivre ses efforts de redynamisation de la troisième économie mondiale mais aussi à approfondir le débat sur la révision de la Constitution pacifiste du pays.
Shinzo Abe, arrivé au pouvoir avec la promesse aussi bien de relancer l'économie que de renforcer les défenses du pays, se maintient donc à la présidence du PLD après que son seul rival potentiel, l'ancien dirigeant du parti Seiko Noda, a échoué a recueillir suffisamment de soutiens pour une candidature.
"Tout en ouvrant un cycle économique vertueux, j'entends diffuser le sentiment de reprise dans les moindres recoins du pays, sortir complètement de la déflation et créer une croissance dans une économie solide, tournée vers l'avenir", a-t-il dit devant une foule de sympathisants.
Le Premier ministre a également dit qu'il allait s'attaquer aux problèmes de faible natalité et de vieillissement de la population qui affectent le Japon.
Fin août, Shinzo Abe a présenté à la chambre basse du Parlement un projet de loi autorisant l'armée japonaise à intervenir à l'étranger pour défendre un allié attaqué, un revirement complet de la politique de défense japonaise d'après-guerre. Selon des sondages, une majorité de japonais sont opposés au projet de réforme de la Défense.
Les prochaines élections législatives au Japon ne sont pas prévues avant 2018.
Depuis que Shinzo Abe a pris la tête du PLD en septembre 2012 puis conduit le parti à la victoire aux législatives de cette même année, le yen a baissé de plus de 30% par rapport au dollar et les cours de Bourse et les bénéfices des entreprises ont plus que doublé sur la période.
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Mais les espoirs nés de la politique économique du Premier ministre, désignée par le terme "Abenomics" et faite de relances monétaire et budgétaire, semblent quelque peu déçus avec un niveau d'investissement des entreprises qui reste faible et une inflation qui tarde à remonter vers l'objectif de 2% fixé par la Banque du Japon.
L'économie japonaise s'est moins contractée que ce qui avait été calculé en première instance, selon des données publiées mardi qui suggèrent néanmoins que le gouvernement pourrait être contraint à soutenir davantage une reprise fragile, avec notamment une baisse des investissements plus marquée que précédemment estimé.
(Yuko Yoshikawa et Kiyoshi Takenaka, Benoît Van Overstraeten pour le service français)
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