Frontex veut accélérer les expulsions de migrants illégaux
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Frontex veut accelerer les expulsions de migrants illegaux
© Dado Ruvic / Reuters
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Frontex veut accelerer les expulsions de migrants illegaux
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par Jan Strupczewski et Alastair Macdonald
BRUXELLES (Reuters) - L'agence Frontex chargée du contrôle des frontières de l'Union européenne (UE) se prépare à accélérer l'identification des migrants illégaux et leur expulsion en plus grand nombre, a déclaré mardi son directeur, Fabrice Leggeri.
"Quand vous avez jusqu'à 40% de migrants venant d'un pays tiers qui n'obtiennent pas le statut de réfugié et que rien ne se passe, quel message envoie l'UE aux candidats à l'immigration ?" a déclaré Fabrice Leggeri à Reuters.
Selon les statistiques officielles de l'UE, moins de la moitié des demandes d'asile déposées dans l'UE ont été accordées l'an dernier mais moins de la moitié des demandeurs déboutés ont été expulsés.
Nommé en janvier dernier à la tête de Frontex, Fabrice Leggeri, qui est français, a averti que l'UE pourrait devoir interpeller et expulser un nombre accru de migrants.
Il a toutefois regretté que les coupes budgétaires des gouvernements nationaux aient réduit le nombre de gardes-frontières et limité le nombre de personnels formés dans les zones de crise.
Des solutions à ces problèmes de financement et de personnel sont en cours d'élaboration mais Frontex travaille déjà à l'accélération du "tri" entre les réfugiés fuyant la guerre et les persécutions et les migrants "économiques".
MIGRANTS IRRÉGULIERS
Selon lui, depuis que plusieurs pays comme l'Allemagne ont ouvert leurs frontières aux réfugiés syriens, les opérations de Frontex en Grèce ont montré qu'une partie des migrants cherchaient à se faire passer pour des Syriens afin de gagner l'UE. "Ces 13% sont des migrants très probablement irréguliers, certains viennent d'Afrique du Nord. Ils doivent être renvoyés dans leurs pays", a-t-il déclaré.
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Grâce à un projet pilote lancé en Grèce, Frontex a constaté qu'une équipe de quatre personnes pouvait enregistrer 800 personnes par jour. Mais le nombre des migrants peut parfois largement excéder ce chiffre, et certains d'entre eux cherchent à éviter de donner leurs empreintes digitales dans l'espoir de gagner des pays membres de l'UE plus riches, afin de pouvoir y déposer leurs demandes d'asile.
"Pour moi, s'ils ne veulent pas donner leurs empreintes, cela signifie qu'ils ne sont pas demandeurs d'asile et que ce sont des migrants irréguliers", a estimé le directeur de Frontex, qui compte environ 300 employés.
L'an dernier, l'agence a organisé 3.000 expulsions, mais ce nombre pourrait grimper en raison des nouvelles prérogatives confiées à Frontex afin d'aider les autorités nationales à organiser les vols de retour.
(Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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