Alassane Ouattara veut en finir avec la clause de l'ivoirité
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Alassane ouattara veut une reforme constitutionnelle sur l'ivoirite
© Luc Gnago / Reuters
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Alassane ouattara veut une reforme constitutionnelle sur l'ivoirite
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par Joe Bavier
ABIDJAN (Reuters) - Le président ivoirien Alassane Ouattara a déclaré lundi qu'il oeuvrerait en faveur d'une réforme constitutionnelle s'il est réélu dimanche, afin d'abroger la clause sur l'ivoirité des candidats, qui avait contribué à acculer le pays dans la guerre civile des années 2000.
Alassane Ouattara avait été lui-même empêché un temps de briguer la présidence, du fait d'origines étrangères, avant de remporter par la suite l'élection de 2010, même si ce scrutin avait déclenché un nouveau et bref conflit civil qui fit plus de 3.000 morts.
Grand favori pour remporter un second mandat dimanche, grâce au boom économique en cours, Alassane Ouattara se dit dans une interview à Reuters résolu à faire abroger la clause d'ivoirité toujours inscrite dans la Constitution.
La Constitution actuelle, adoptée par référendum en juillet 2000 dans la foulée du putsch militaire de fin décembre 1999, stipule qu'un candidat à la présidentielle doit prouver que ses deux parents sont des Ivoiriens nés sur le territoire ivoirien. Ils ne doivent jamais avoir demandé la nationalité d'un pays tiers.
Cette clause est devenue dans les années 2000 le symbole de l'exclusion des habitants du nord de la Côte d'Ivoire, qui ont souvent une partie de leur famille au Burkina Faso et au Mali.
"Nous aurons une nouvelle Constitution parce que je pense que la constitution actuelle est obsolète. Elle a été rédigée durant la crise de 2000 (...)", a dit Alassane Ouattara dans l'interview, accordée à Abidjan.
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"Nous devons revisiter la question de la nationalité(...). Nous devrons aussi voir quels sont les rôles de la Cour suprême et si nous devons avoir une commission électorale", dit le président.
Tandis que les dirigeants de plusieurs pays d'Afrique ont fait modifier la Constitution de manière à pouvoir rester plus longtemps en fonctions, Alassane Ouattara s'engage à respecter la limite de deux quinquennats et à se retirer en 2020 s'il est réélu dimanche.
A la fin du second mandat, dit-il, il aura 78 ans et estime qu'il n'y aura pas de véritable raison pour continuer au pouvoir.
(Eric Faye pour le service français)
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