Cinq ans avec sursis requis contre l'ex-urgentiste Bonnemaison
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Cinq ans avec sursis requis contre l'ex-urgentiste bonnemaison
© Stephane Mahe / Reuters
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Cinq ans avec sursis requis contre l'ex-urgentiste bonnemaison
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ANGERS, Maine-et-Loire (Reuters) - Le parquet général d'Angers (Maine-et-Loire) a requis vendredi cinq ans de prison avec sursis à l'encontre de Nicolas Bonnemaison, l'ex-urgentiste de l'hôpital de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) jugé en appel pour avoir abrégé les jours de sept patients en fin de vie entre mars 2010 et juillet 2011.
L'ex-urgentiste avait été acquitté en première instance à Pau, en juin 2014, devant la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques.
Mais le ministère public, qui avait déjà requis cinq ans de prison avec sursis, avait fait appel, incitant les avocats de l'ancien médecin à dénoncer un "acharnement judiciaire".
"Parler d'acharnement judiciaire n'a aucun sens : initialement, dans ce dossier, ce n'est pas la justice qui a mis en cause le Dr Bonnemaison, mais son hôpital, qui avait le devoir de dénoncer cette infraction", a lancé vendredi l'avocat général Olivier Tcherkessoff.
"L'empoisonnement par pitié, par compassion ou par amour n'est pas moins intentionnel, d'un point de vue juridique, qu'un empoisonnement par vengeance, jalousie ou cupidité", a-t-il ajouté. "Cela ne doit pas avoir d'incidence sur la déclaration de culpabilité. Par contre, on doit en tenir compte pour déterminer la peine."
La cour d'assises d'appel du Maine-et-Loire rendra son verdict samedi.
(Guillaume Frouin, édité par Chine Labbé)
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