Sauver l'espace Schengen est une "course contre la montre"
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Sauver l'espace schengen est une "course contre la montre"
YVES HERMAN
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Sauver l'espace schengen est une "course contre la montre"
YVES HERMAN
par Alastair Macdonald
LA VALETTE (Reuters) - L'Europe est engagée dans une "course contre la montre" pour sauver l'espace Schengen et mettre en place un contrôle renforcé des flux migratoires à ses frontières extérieures, a estimé jeudi le président du Conseil européen, Donald Tusk.
Le dirigeant européen a pris en exemple la décision de la Suède de rétablir des contrôles sur les arrivées de personnes en provenance d'autres pays de l'UE ainsi que les dispositions prises par la Slovénie, qui a commencé à ériger une clôture sur une partie de sa frontière.
"Sauver Schengen est une course contre la montre. Et nous sommes déterminés à remporter cette course", a dit l'ancien Premier ministre polonais devant la presse à La Valette, où se tient un sommet des Européens et des Africains pour trouver une réponse coordonnée à la crise migratoire en Europe.
"Cela suppose, d'abord et avant tout, de rétablir les contrôles aux frontières extérieures. Sans contrôles frontaliers efficaces, les accords de Schengen ne survivront pas", a-t-il ajouté.
"Nous devons nous presser mais sans panique", a-t-il ajouté après une rencontre avec les dirigeants africains, qui devait être suivie par un sommet d'urgence des Européens jeudi sur la crise migratoire et sur la conclusion d'un accord éventuel avec la Turquie pour qu'elle ralentisse les départs de migrants à partir de son territoire.
Les dirigeants de l'Union européenne envisagent d'inviter le président turc, Recep Tayyip Erdogan, à un sommet ce mois-ci à Bruxelles pour parvenir à un tel accord, a-t-on appris de sources européennes.
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SOMMET UE-TURQUIE FIN NOVEMBRE OU DÉBUT DÉCEMBRE
Le numéro deux de la Commission européenne, Frans Timmermans, mène actuellement des négociations avec Ankara sur les moyens de réduire le nombre de migrants et de réfugiés, notamment syriens, qui passent de Turquie en Grèce dans le but de gagner ensuite l'Europe de l'Ouest.
Il a proposé que le sommet avec Erdogan se tienne le 22 novembre mais le président français François Hollande a annoncé que la rencontre avec le chef de l'Etat turc ne pourrait avoir lieu à cette date.
La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu'aucune date n'avait été fixée pour le moment et a évoqué la possibilité que le sommet puisse avoir lieu fin novembre ou début décembre.
"Il s'agit d'un sommet UE-Turquie pour démontrer que nous travaillons très étroitement les uns avec les autres et que nous partageons de manière raisonnable les défis nés de la guerre civile en Syrie et des situations difficiles dans d'autres pays", a dit Angela Merkel.
La Commission propose d'accorder à la Turquie une subvention de trois milliards d'euros sur les deux prochaines années afin de s'occuper des deux millions de réfugiés syriens qui sont sur son sol. Cinq cents millions proviendraient du budget de l'UE et le reste des vingt-huit Etats membres, en fonction de leur richesse nationale, selon le projet de la Commission.
A Berlin, le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a déclaré que l'Allemagne devrait financer seule l'aide à Ankara si les pays de l'Union n'arrivaient pas à se mettre d'accord.
"Si les Européens ne peuvent assurer qu'une partie du projet, je juge raisonnable que l'Allemagne consente à faire une avance ou qu'elle paye elle-même", a-t-il dit lors d'une réunion de son parti.
(Guy Kerivel et Pierre Sérisier pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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