Les combattants kurdes entrent dans Sindjar en Irak
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Les peshmargas penetrent dans la ville irakienne de sindjar
© STRINGER Iraq / Reuters
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Les peshmargas penetrent dans la ville irakienne de sindjar
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PRES DE LA VILLE DE SINDJAR, Irak (Reuters) - Des forces kurdes ont pénétré vendredi dans la ville irakienne de Sindjar tenue par les djihadistes de l'Etat islamique, a indiqué le conseil de sécurité du Kurdistan irakien dans un message sur Twitter.
Les troupes kurdes sont intervenues en provenance de "toutes les directions" et ont entamé des opérations de sécurisation dans l'agglomération, ajoute le message sur le réseau social.
"L'Etat islamique est vaincu et en déroute", affirme le conseil de sécurité. Il précise que les peshmergas se sont emparés des silos à grain, de la cimenterie, d'un hôpital et de plusieurs bâtiments publics.
Un journaliste de Reuters a indiqué avoir vu plusieurs centaines de combattants peshmergas entrer dans la localité à partir du mont Sindjar, relief montagneux situé au nord. Des fusillades violentes résonnaient à l'intérieur de la ville.
Les forces kurdes ont lancé jeudi une offensive contre cette localité considérée comme stratégique pour l'EI car située sur l'axe qui relie son fief de Rakka en Syrie à la cité de Mossoul en Irak.
Depuis le début de l'offensive, les peshmergas ont repris plus de 150 km2 de terrain qui étaient sous le contrôle des djihadistes et ont réussi à isoler la localité à l'est et à l'ouest.
Les Kurdes ont notamment pris position sur l'autoroute 47, un axe de liaison essentiel entre Rakka et Mossoul par lequel l'Etat islamique fait transiter des armes, des hommes et différentes marchandises de contrebande pour financer ses activités.
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Les Etats-Unis estiment que deux à quatre jours seront nécessaires pour sécuriser la ville et une semaine supplémentaire pour achever les opérations de nettoyage, a indiqué un responsable américain.
Rien ne permettait de dire dans l'immédiat si les combattants de l'Etat islamique étaient présents ou non dans la ville au moment de l'assaut ou s'ils s'en étaient préalablement retirés.
Un commandant kurde a toutefois dit redouter que des djihadistes soient restés dans la ville pour se faire exploser sur le passage des peshmergas.
Selon le général kurde Seme Mala Mohammed, une poignée de djihadistes étaient encore présents vendredi.
L'offensive implique environ 7.500 hommes appartenant aux forces spéciales kurdes ainsi qu'à des unités peshmergas et des milices yazidies.
Elle se produit alors que les forces gouvernementales irakiennes poursuivent leur progression prudente autour de Ramadi, une ville située à 120 kilomètre à l'ouest de Bagdad qu'ils tentent d'encercler depuis plusieurs mois.
(Isabel Coles; Pierre Sérisier pour le service français)
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