La croissance du privé en zone euro au plus haut depuis mai 2011
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Croissance du secteur prive en zone euro au plus haut depuis mai 2011
© Fabian Bimmer / Reuters
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Croissance du secteur prive en zone euro au plus haut depuis mai 2011
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PARIS/BERLIN/LONDRES (Reuters) - La croissance du secteur privé de la zone euro s'est accélérée en novembre pour atteindre son plus haut niveau depuis la mi-2011, favorisée par la dépréciation de l'euro et la baisse des prix, qui dope les carnets de commandes, montrent lundi les premiers résultats de l'enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d'achats.
L'indice PMI flash composite, qui regroupe l'industrie manufacturière et les services, a atteint 54,4 après 53,9 en octobre alors que les économistes interrogés par Reuters l'attendaient en moyenne inchangé.
Le PMI manufacturier, à 52,8 après 52,3, est au plus haut depuis avril 2014, grâce entre autres aux commandes à l'export.
Le secteur des services, lui, affiche sa croissance la plus élevée depuis mai 2011 avec un PMI à 54,6 après 54,1 en octobre. Ce dynamisme favorise les recrutements, le sous-indice sectoriel de l'emploi atteignant 52,8, au plus haut depuis cinq ans.
En ALLEMAGNE, la croissance du secteur privé s'est accélérée en novembre, malgré les inquiétudes diverses liées au ralentissement de l'économie chinoise ou au scandale Volkswagen, entre autres.
L'indice PMI composite a progressé à 54,9 après 54,2 en octobre.
Celui du secteur manufacturier, à 52,6 après 52,1, est au plus haut depuis trois mois malgré un recul de la production pour le troisième mois d'affilée alors que les carnets de commandes restent orientés à la hausse, y compris à l'export.
L'enquête montre aussi une nette accélération de la croissance dans les services, dont l'indice PMI flash atteint 55,6 après 54,5. Le sous-indice des nouveaux contrats est au plus haut depuis près de quatre ans.
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Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 52,0 pour le PMI flash manufacturier et de 54,3 pour les services.
Pour Oliver Kolodseike, économiste de Markit, les premiers résultats de l'enquête suggèrent pour le quatrième trimestre la poursuite d'une croissance modérée.
En FRANCE, la croissance de l'activité dans le secteur des services a ralenti, les secteurs du tourisme et des loisirs accusant l'impact des attentats de Paris et Saint-Denis.
Ce ralentissement a été en partie compensé par une légère accélération de la croissance dans le secteur manufacturier.
Globalement, le secteur privé français connaît en novembre son dixième mois consécutif de croissance, avec un indice composite qui ressort à 51,3. Il est en baisse par rapport à octobre (52,6) mais reste au-dessus de la barre des 50 qui sépare croissance contraction de l'activité.
L'indice des services recule pour sa part à 51,3 contre 52,7 le mois dernier. "Nous pensons que les attentats sont la principale raison de ce ralentissement", déclare Chris Williamson, chef économiste de Markit.
Soixante pour cent des entreprises du secteur des services interrogées par Markit et 52% de celles du secteur manufacturier ont fait parvenir leurs réponses à cette enquête mensuelle après les attentats du 13 novembre.
Mais s'il y a clairement un mouvement de désaffection des consommateurs, "l'histoire nous montre que ces événements ont généralement un impact très limité dans le temps", dit Chris Williamson.
L'indice manufacturier est ressorti pour sa part à 50,8, un plus haut depuis avril 2014, contre 50,6 en octobre.
"Le reste de l'enquête dresse un tableau un peu plus encourageant d'une économie française qui continue de se redresser", déclare encore Chris Williamson.
(Yann Le Guernigou et Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)
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