Réunion de VW avec des officiels US sur les émissions polluantes
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Volkswagen rencontre des officiels americains sur les emissions polluantes
© Mark Blinch / Reuters
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Volkswagen rencontre des officiels americains sur les emissions polluantes
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par Jan Schwartz et Georgina Prodhan
HAMBOURG/FRANCFORT (Reuters) - Le président du directoire de Volkswagen rencontre ce mercredi des représentants des autorités américaines qu'il doit s'efforcer de convaincre d'accepter les propositions élaborées par sa société pour modifier les voitures diesel équipées d'un logiciel accusé de fausser les résultats des tests anti-pollution.
La fermeté affichée mardi par les autorités californiennes qui ont rejeté le projet de VW n'a pas entamé la confiance du constructeur allemand de parvenir à un accord.
La rencontre à Washington entre Gina McCarthy, la présidente de l'Environmental Protection Agency (EPA), l'agence fédérale américaine de protection de l'environnement, et Matthias Müller est sans doute l'une des dernières opportunités s'offrant à lui de pouvoir tirer un trait sur un scandale qui a fait s'effondrer le cours de l'action VW en Bourse.
Matthias Müller a confirmé dimanche qu'il allait proposer aux autorités américaines d'installer un nouveau convertisseur catalytique sur quelque 430.000 véhicules équipés du logiciel de trucage des tests anti-pollution.
Prié de préciser si le nouveau convertisseur serait en mesure de remettre les véhicules concernés aux Etats-Unis en conformité avec les normes américaines en matière d'émissions polluantes, il a répondu: "Oui, je crois que c'est possible."
Le climat de sa rencontre avec Gina McCarthy risque toutefois d'être assombri par la teneur d'un entretien accordé à la National Public Radio dans lequel il a semblé tenter d'amoindrir la portée du scandale, préférant évoquer un problème technique et non éthique.
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Ces propos et le temps qu'il aura mis à se rendre aux Etats-Unis ont soulevé des questions sur sa gestion de la crise.
Volkswagen a tenté d'apaiser les débats en publiant un communiqué dans lequel le constructeur dit comprendre l'"irritation" provoqué par les termes choisis par Matthias Müller en anglais, précisant qu'il ne s'agit pas de sa langue maternelle.
"Il est important pour lui (Matthias Müller) de faire comprendre que Volkswagen s'excuse de manière franche et sincère pour avoir trahi la confiance de la population américaine", dit le texte.
ÉCHEC STRATÉGIQUE
De source syndicale, le conseil de surveillance de VW s'est dit "abasourdi" par les propos de Matthias Müller. "C'est une semaine cruciale pour Volkswagen qui peine à regagner du terrain aux Etats-Unis. Ces propos sont tout sauf utiles et ils n'auraient jamais dû être prononcés", a dit la source qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.
Volkswagen a demandé à refaire l'interview, expliquant que Matthias Müller avait été troublé par l'environnement bruyant du salon de Detroit où s'est déroulé l'entretien en anglais.
Les autorités américaines n'ont pour l'heure pas été convaincues par les efforts de VW pour compenser les effets de sept ans d'émissions polluantes bien supérieures aux normes.
Mardi, le California Air Resources Board (CARB), l'autorité californienne de la qualité de l'air, a expliqué que le remède proposé par le groupe allemand, qui consiste à modifier le logiciel du moteur, n'était ni approprié ni suffisamment rapide à mettre en oeuvre.
Ces propositions sont "incomplètes, considérablement lacunaires et bien éloignées des prescriptions légales", a dit le CARB.
Dans un communiqué, VW a dit discuter pour trouver une solution et expliqué que le rejet exprimé par les autorités californiennes concernait un projet précédent, soumis en décembre.
Ferdinand Dudenhöffer, qui dirige le Centre de recherche sur l'automobile de Duisbourg-Essen, juge que VW et son dirigeant ont essuyé un échec stratégique aux Etats-Unis.
"Je pense qu'ils ont considérablement sous-estimé la détermination de l'Amérique à résoudre ce problème avec sérieux et efficacité. Ils ont donné l'impression de vouloir gagner du temps. Les Américains détestent ça."
(Nicolas Delame et Patrick Vignal pour le service français, édité par Véronique Tison)
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