Les Kurdes veulent participer aux discussions sur la Syrie
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Les kurdes veulent participer aux discussions de geneve sur la syrie
© Philippe Wojazer / Reuters
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Les kurdes veulent participer aux discussions de geneve sur la syrie
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par John Irish
PARIS (Reuters) - Les Kurdes syriens doivent être représentés aux pourparlers de paix à Genève sur la Syrie, faute de quoi ces discussions sont vouées à l'échec, a prévenu le chef du PYD, le principal parti kurde syrien, dans une interview à Reuters vendredi.
Les divergences sur la composition de la délégation de l'opposition appelée à négocier à partir de lundi en Suisse font planer le doute sur la tenue des discussions.
Le porte-parole de l'émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie a prévenu que la conférence, qui doit permettre d'aboutir à un règlement négocié du conflit qui a fait plus de 260.000 morts, pourrait être reportée de plusieurs jours.
"Si certaines parties qui sont efficaces dans le dossier syrien ne sont pas autour de la table, il va se passer la même chose que ce qu'il s'est passé à Genève 2", a dit Saleh Muslim, qui codirige le Parti de l'union démocratique (PYD), en référence aux négociations de 2014 qui s'étaient terminées sans résultats concrets.
"Les négociations et la solution politique échoueront. Donc nous sommes favorables à ce qu'il y ait tout le monde autour de la table", a-t-il ajouté.
L'objectif des négociations est d'ouvrir la voie à la formation d'un gouvernement d'union nationale dans les six mois et la tenue d'élections générales dans dix-huit mois, conformément à la feuille de route entérinée en décembre par le Conseil de sécurité de l'Onu.
La Russie souhaite que la délégation de l'opposition syrienne s'ouvre à d'autres formations, comme le PYD, et son bras armé le YPG. Mais l'opposition syrienne a d'ores et déjà indiqué qu'elle boycotterait les pourparlers si la Russie tentait de mettre en place une délégation alternative.
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Interrogé sur la délégation de l'opposition annoncée cette semaine par Ryad, le chef du PYD a estimé que l'ouverture n'était pas suffisante et a contesté la présence du groupe rebelle l'Armée de l'islam (Jaysh al Islam).
"Leur mentalité est la même que celle du Front al Nosra et de Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique-NDLR). Ils veulent clairement établir un Etat islamique", a dit Saleh Muslim, qui a posé le PYD comme le garant de la laïcité lors des négociations.
Dans une interview l'année dernière, le chef des négociateurs Zahran Allouche, de Jaysh al Islam, avait pris ses distances avec la rhétorique radicale du groupe et avait assuré que les Syriens seraient libres de choisir le type d'Etat dans lequel ils souhaiteraient vivre.
Soutenues par les bombardements de la coalition emmenée par les Etats-Unis, les YPG, les unités de protection du peuple, ont repris depuis plus d'un an le contrôle de pans de territoire syrien tombés sous la coupe de l'Etat islamique.
(Marine Pennetier pour le service français, édité par Yves Clarisse)
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