Les policiers tunisiens dans la rue pour des hausses de salaire
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La police a tunis manifeste pour des hausses de salaire
ZOUBEIR SOUISSI
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La police a tunis manifeste pour des hausses de salaire
ZOUBEIR SOUISSI
CARTHAGE, Tunisie (Reuters) - Trois milliers de policiers tunisiens ont marché lundi en direction du palais présidentiel de Carthage dans la banlieue de Tunis, à l'appui de revendications salariales, après une semaine d'émeutes provoquées dans différentes villes du pays par des demandeurs d'emploi.
Scandant "Les salaires toujours dans le rouge !" et "Nous défendons la nation; nous réclamons ce qui nous revient de droit", des policiers en civil se sont fait entendre sous les fenêtres de la présidence.
Les forces de sécurité tunisiennes sont en première ligne dans la lutte contre les islamistes, qui attaquent des postes de contrôle et des patrouilles, et ont commis l'année dernière trois attentats majeurs - contre le musée du Bardo à Tunis, contre un hôtel de Sousse, et contre des hommes de la sécurité présidentielle à Tunis.
"Nous cherchons à améliorer notre situation, comme les autres secteurs, notamment parce que nous sommes en première ligne pour défendre le pays", a expliqué à Reuters Chokri Hamada, porte-parole d'un syndicat de la police. "On n'a aucune confiance dans le gouvernement, après toutes les promesses qu'il a faites".
La garde présidentielle a bloqué l'accès à la rue à proximité du palais de Carthage, vers lequel ont convergé les policiers pour une manifestation qui s'est déroulée pacifiquement.
Le calme est revenu dans l'ensemble à travers le pays après les émeutes de la semaine dernière, qui ont souligné à quel point la Tunisie restait sujette à des troubles sociaux en dépit de la transition démocratique intervenue après la chute, voici cinq ans, du régime du président Zine ben Ali.
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Un policier a trouvé la mort dans les manifestations de la semaine dernière, lors desquelles des émeutiers ont incendié des postes de police et envahi des bâtiments administratifs dans cinq villes.
La jeune démocratie tunisienne s'est dotée d'une nouvelle Constitution, fruit d'un compromis politique entre les partis laïques et islamistes, et des élections libres ont eu lieu. Mais la transition politique ne s'est pas accompagnée d'avancées économiques et nombreux sont les Tunisiens inquiets pour leur emploi et leur pouvoir d'achat. Le taux de chômage est passé de 12% en 2010 à 15,3% en 2015, du fait d'une croissance atone et d'un manque d'investissements.
(Tarek Amara, Eric Faye pour le service français)
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