Pas de solution de paix en Syrie sans les Kurdes, répète Moscou
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Serguei lavrov ne voit pas de solution de paix en syrie sans les kurdes
MAXIM SHEMETOV
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Serguei lavrov ne voit pas de solution de paix en syrie sans les kurdes
MAXIM SHEMETOV
MOSCOU (Reuters) - Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a réaffirmé mardi qu'il n'était pas possible de parvenir à un accord de paix en Syrie si les Kurdes ne participaient pas aux négociations.
Dans sa conférence de presse annuelle, le chef de la diplomatie russe a estimé que la proposition visant à exclure certaines formations de l'opposition à Bachar al Assad constituait une violation du droit international.
Exclure les Kurdes de la table des négociations serait "injuste" et "contre-productif", a-t-il jugé.
Des divergences sur la composition de la délégation des opposants et rebelles syriens de même sur que les conditions posées par ces derniers (arrêt des bombardements russes, levée des encerclements de villes) ont empêché de tenir le calendrier prévu et de démarrer les discussions lundi.
Pour Sergueï Lavrov, certains participants au processus de pays se comportent de manière "capricieuse" en refusant de négocier.
"Quand il existe des tentatives pour imposer des conditions au combat collectif contre le terrorisme, des conditions qui n'ont pas de pertinence, du genre 'si vous acceptez un changement de régime, par exemple, en Syrie, alors nous commencerons vraiment à combattre le terrorisme collectivement', cela constitue à mon avis une grosse erreur", a-t-il dit.
Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a répété, pour sa part, que son pays était fermement opposé à la présence du Parti de l'union démocratique (PYD), principale formation kurde syrienne, dans le camp de l'opposition.
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Pour Davutoglu, bien qu'en lutte contre l'Etat islamique, le PYD doit être intégré au camp pro-Bachar al Assad.
PEU D'OPTIMISME
Saleh Muslim, co-président du PYD, lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) considéré comme terroriste par les Occidentaux, a déclaré: "Nous serons invités mais nous ne savons pas dans quelle position." L'invitation devrait être envoyée mardi.
Le PYD chapeaute la puissante milice YPG (Unités de protection du peuple) qui contrôle de vastes territoires dans le nord et le nord-est de la Syrie où elle s'est imposée comme une alliée importante des Etats-Unis dans la lutte contre l'EI.
Le ministre russe s'est par ailleurs félicité du fait que l'intervention militaire de son pays ait changé la donne en Syrie et que "les opérations de l'armée de l'air russe aient aidé de manière tangible à inverser la tendance".
"Le résultat est qu'on a une image beaucoup plus claire de ce qui se passe", a-t-il affirmé. "Il apparaît clairement qui combat les terroristes, qui agit comme leurs complices, qui essaie de les utiliser à des fins unilatérales et égoïstes", a-t-il dit.
Le chef de l'équipe des négociateurs de l'opposition syrienne a déclaré mardi ne pas être optimiste concernant les pourparlers de paix qui doivent, en principe, se tenir à Genève.
Cité par la chaîne arabe d'information Al Hadath, Assad Zoubi a dit que les récentes initiatives diplomatiques "n'offraient pas de motifs d'optimisme concernant les négociations".
Selon lui, l'émissaire de l'Onu, Staffan de Mistura, "ne peut pas imposer de conditions" à l'équipe des négociateurs de l'opposition. Il n'a pas précisé sa pensée.
Le Haut conseil pour les négociations (HCN) doit se réunir ce mardi à Ryad en Arabie saoudite pour décider d'une participation aux négociations à Genève.
Le HCN a de nouveau conditionné sa présence à l'arrêt des raids aériens et à la fin du siège de certaines zones rebelles par les forces pro-Assad.
(Vladimir Soldatkin et Abdrew Osborne avec Suleiman Al Khalidi à Amman et avec Ayla Jean Yackley à Ankara; Pierre Sérisier pour le service français)
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