Des statues couvertes pour la visite du président iranien à Rome
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Des statues du musee du capitole couvertes lors de la visite du president iranien
ALESSANDRO BIANCHI
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Des statues du musee du capitole couvertes lors de la visite du president iranien
ALESSANDRO BIANCHI
ROME (Reuters) - Le président du Conseil italien Matteo Renzi a été vivement critiqué mardi pour avoir fait couvrir des statues antiques des musées du Capitole, à Rome, afin de ne pas choquer le président iranien Hassan Rohani en visite en Italie.
L'Italie et la République islamique devaient signer des contrats représentant 17 milliards d'euros durant cette visite de deux jours du président iranien qui a débuté lundi.
Pour les dirigeants de l'opposition italienne, Matteo Renzi est allé bien trop loin pour plaire à son invité et a signé la "reddition" des valeurs culturelles du pays en voilant des statues de femmes.
"Respecter les autres cultures, cela ne veut pas dire renier la nôtre", a déclaré Luca Squeri, député du parti de droite Forza Italia. "Ce n'est plus du respect, c'est la négation des différences, une sorte de capitulation", a-t-il ajouté.
Pour Barbara Saltamartini, députée de la Ligue du Nord, couvrir les statues est "un acte de soumission", et le dirigeant de son parti, Matteo Salvini, a parlé de "folie".
Gianluca Peciola, du parti Gauche, Ecologie et Liberté, a demandé au chef du gouvernement de s'expliquer sur "cette décision honteuse qui porte atteinte à l'art et à la culture comme valeurs universelles".
Lors d'un dîner officiel lundi soir, et à la demande des Iraniens, le vin ne figurait pas au menu.
L'an dernier, Matteo Renzi avait essuyé les mêmes critiques lorsqu'il avait fait couvrir des tableaux de nus à la mairie de Florence lors d'une visite du prince héritier des Emirats arabes unis.
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(Gavin Jones; Guy Kerivel pour le service français)
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