Les socialistes espagnols entament leurs consultations
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Les socialistes espagnols en quete d'une coalition viable
ANDREA COMAS
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Les socialistes espagnols en quete d'une coalition viable
ANDREA COMAS
MADRID (Reuters) - Les socialistes espagnols ont entamé mercredi des négociations en vue de former un gouvernement, une tâche qui s'annonce ardue vu les doléances de chacun des partis politiques.
Le secrétaire général du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, a annoncé qu'il rencontrerait les petits partis de gauche et régionaux mercredi, les libéraux de Ciudadanos jeudi et le parti anti-austérité Podemos vendredi. Il a désigné une équipe de six personnes pour conduire les négociations.
Celles-ci devraient se concentrer sur quatre projets : créer des emplois, réduire les inégalités, rétablir la confiance envers les institutions et doter l'Espagne d'une nouvelle Constitution pour mieux prendre en compte le cas de la Catalogne, a-t-il dit.
"Avant de savoir 'qui' le fera, nous devons déterminer 'quoi' faire", a-t-il déclaré.
Les élections législatives du 20 décembre, remportées par le Parti populaire (PP, droite) du président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, mais sans majorité absolue, n'ont pas permis de donner naissance à un gouvernement. Les premières négociations menées par Mariano Rajoy ont échoué et il a renoncé à demander la confiance au Parlement.
Etant donné la fragmentation exceptionnelle du Parlement espagnol, les socialistes auront besoin du soutien d'au moins trois partis et de l'abstention du plusieurs autres pour obtenir une majorité simple.
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Outre des doctrines économiques radicalement opposées, les partis en question sont en désaccord sur des sujets fondamentaux comme l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne.
Pedro Sanchez a estimé mardi qu'il lui faudrait au moins un mois avant de solliciter la confiance du Parlement.
Si sa tentative échoue, les autres candidats potentiels auront deux mois pour tenter à leur tour de former une coalition, faute de quoi de nouvelles élections seront convoquées.
(Julien Toyer et Blanca Rodriguez, Julie Carriat pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief)
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