Assange convaincu que le rapport de l'Onu va jouer en sa faveur
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Assange convaincu que le rapport de l'onu joue en sa faveur
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PARIS (Reuters) - Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, qui vit reclus depuis trois ans et demi dans l'ambassade d'Equateur à Londres, s'est dit vendredi convaincu que les conclusions d'une commission d'enquête de l'Onu allaient jouer en sa faveur.
La BBC a rapporté jeudi que le groupe de travail sur la détention arbitraire de l'Onu, qui doit rendre ses conclusions vendredi, avait jugé que ces trois ans et demi constituaient une forme de détention arbitraire.
"Si les Nations unies décident en ma faveur, c'est véritablement quelque chose qui va nous renforcer", a estimé sur France Inter Julian Assange, dont les propos étaient traduits en français.
"C'est (cette réclusion-NDLR) une situation inacceptable n'importe où en Europe et je suis absolument certain que mes arguments et que les arguments des Nations unies vont jouer en ma faveur".
"L'Onu m'a fait un communiqué hier soir en réaction aux spéculations de la presse disant clairement sa détermination à dire que cette décision était contraignante, contrairement à ce que disent les autres", a-t-il ajouté. "Ça pourrait inclure même des sanctions".
Une fois la décision du bureau de l'Onu officialisée, l'Australien de 44 ans a réaffirmé son intention de demander la restitution de son passeport.
Julian Assange vit reclus depuis juin 2012 à l'intérieur de l'ambassade d'Equateur dans le quartier de Knightsbridge à Londres de crainte d'être extradé vers la Suède puis les Etats-Unis. Il est sous le coup d'une enquête de la justice suédoise dans une affaire de viol qui remonterait à 2010.
Julian Assange, qui nie les faits qui lui sont reprochés en Suède, dit être victime d'une chasse aux sorcières dirigée par les Etats-Unis après la divulgation de centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques américains confidentiels sur le site WikiLeaks.
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Les autorités suédoises ont fait savoir jeudi que la décision de l'Onu n'avait à leurs yeux aucun impact sur l'enquête en cours. La police britannique a prévenu quant à elle que Julian Assange serait interpellé s'il quittait la mission diplomatique équatorienne.
(Marine Pennetier, édité par Yann Le Guerniguou)
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