Passe d'armes entre Clinton et Sanders avant le New Hampshire
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Passe d'armes sanders-clinton avant le new hampshire
© Mike Segar / Reuters
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DURHAM, New Hampshire (Reuters) - A cinq jours de la primaire du New Hampshire, Hillary Clinton et Bernie Sanders se sont affrontés jeudi dans un débat d'une intensité inédite depuis le début de la course à l'investiture démocrate en vue de l'élection présidentielle américaine.
Le sénateur du Vermont devance Hillary Clinton dans les intentions de vote en vue de cette primaire démocrate, ce qui a semblé donner un regain d'énergie à l'ex-"First Lady", en tête des intentions de vote nationales.
Lors de ce face-à-face, le premier depuis le retrait de Martin O'Malley, les deux candidats se sont efforcés de marquer leur différence, Bernie Sanders accusant sa rivale de représenter l'élite américaine tandis qu'il se drapait dans l'habit du "salarié américain ordinaire".
Il n'a pas manqué notamment de souligner que la campagne de Hillary Clinton avait reçu de nombreux dons en provenance de grandes institutions de Wall Street.
L'ancienne secrétaire d'Etat a répliqué, jugeant "assez amusant" d'être qualifiée de candidate de "l'establishment" alors qu'elle est la première femme à solliciter un mandat présidentiel aux Etats-Unis.
Les candidats ont tour à tour tenté de s'afficher comme le plus progressiste. Alors que Bernie Sanders expliquait que son élection provoquerait une "révolution politique", Hillary Clinton a remis en question sa capacité à gouverner avec un Congrès dominé par les républicains.
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"Un progressiste est quelqu'un qui réalise des progrès", a-t-elle dit, extirpant des archives les choix effectués par Bernie Sanders lorsqu'il était sénateur. Ce dernier a notamment voté en 1993 contre la loi Brady, un texte instaurant un système strict de vérifications individuelles lors de l'achat d'armes à feu.
Il a également apporté son soutien en 2005 à une loi mettant les fabricants d'armes à feu et leurs distributeurs à l'abri de poursuites judiciaires.
"Si vous voulez coller des étiquettes, je ne pense pas qu'il était particulièrement progressiste d'avoir, à cinq reprises, voté contre la loi Brady", a-t-elle lancé. "Je ne pense pas qu'il était progressiste d'offrir une immunité aux fabricants et aux vendeurs d'armes."
Son contradicteur a de son côté rappelé que Hillary Clinton avait voté en 2002 en faveur de l'intervention américaine en Irak qui a, selon lui, contribué à l'essor de l'organisation Etat islamique.
"Bon, nous n'étions pas d'accord", a concédé Hillary Clinton, avant d'expliquer qu'il était préférable de réfléchir au combat contre l'Etat islamique plutôt que de se pencher sur ses choix passés.
(Amanda Becker, avec Alana Wise et Megan Cassella, Nicolas Delame pour le service français, édité par Marc Joanny)
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