L'envoyé spécial de l'Onu pour le Yémen avoue son impuissance
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L'envoye special de l'onu pour le yemen avoue son impuissance
© Khaled Abdullah / Reuters
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NATIONS UNIES (Reuters) - L'envoyé spécial des Nations unies pour le Yémen s'est déclaré mercredi incapable d'organiser une nouvelle séance de pourparlers de paix car les parties prenantes au conflit sont divisées sur la question d'une trêve pendant les négociations.
Les belligérants s'étaient entendus en décembre dernier sur une feuille de route pour mettre fin à la guerre mais le cessez-le-feu temporaire d'une semaine prévu par l'accord n'avait guère été observé sur le terrain. Les pourparlers, qui devaient reprendre à la mi-janvier, ont été repoussés sine die.
"La persistance de profondes divisions m'empêche de convoquer une nouvelle série de pourparlers", a expliqué l'envoyé spécial Ismail Ould Cheikh Ahmed au Conseil de Sécurité.
"Je n'ai malheureusement pas reçu d'assurances suffisantes sur le respect d'une nouvelle cessation des hostilités."
"De mon point de vue, nous ne pouvons pas repousser ces discussions au-delà du mois de mars", a dit le diplomate par la suite à des journalistes.
Une coalition de pays du Golfe commandée par l'Arabie saoudite a engagé fin mars 2015 une campagne de frappes aériennes pour soutenir les forces du président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi et lutter contre les milices chiites houthies et leurs alliées, les forces restées fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh. Selon les Nations unies, le conflit a fait plus de 6.000 morts au cours de l'année écoulée, dont la moitié sont des civils.
"Le Yémen souffre énormément et son peuple subit une tragédie épouvantable", a souligné Ismail Ould Cheikh Ahmed. "Les infrastructures du pays sont détruites, les familles sont dispersées et le tissu social est anéanti."
S'adressant mardi au Conseil de sécurité, le secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires Stephen O'Brien a souligné que les deux camps restreignaient l'accès à l'aide humanitaire alors qu'on estime que 80% de la population a besoin d'une assistance.
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(Michelle Nichols; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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