Réunion à Genève sur une cessation des hostilités en Syrie
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Reunion au siege des nations unies a geneve sur la syrie
© Denis Balibouse / Reuters
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Reunion au siege des nations unies a geneve sur la syrie
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GENEVE (Reuters) - Le groupe de travail chargé de la mise en oeuvre d'une "cessation des hostilités" en Syrie se réunira pour la première fois ce vendredi après-midi au siège des Nations unies à Genève, a déclaré le ministère allemand des Affaires étrangères.
"Nous savons que des discussions intensives ont lieu. Nous nous attendons à des progrès", a ajouté le porte-parole du ministère, Martin Schäfer. "Cette discussion sera co-présidée par la Russie et les Etats-Unis. L'Allemagne y participera également", a-t-il précisé.
Le groupe de travail doit concrétiser l'accord négocié il y a une semaine à Munich par les puissances du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) qui appelait à une "cessation des hostilités" et un accès humanitaire aux communautés assiégées.
La réunion prévue vendredi à Genève, a poursuivi Berlin, "pourrait aboutir à un accord entre toutes les parties qui ont participé aux discussions de Vienne sur une réduction significative des violences". C'est dans la capitale autrichienne qu'a pris forme à la fin de l'année dernière le plan porté par les puissances du GISS et validé par la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Dans la matinée, des responsables militaires russes et américains se sont rencontrés à Genève pour préparer cette réunion, a-t-on appris de sources diplomatiques.
"L'idée derrière tout cela est que la Russie et les Etats-Unis aient une position commune. L'Onu va apparemment proposer un cessez-le-feu et les conditions de sa mise en oeuvre, et va négocier avec les participants", a dit à Reuters un diplomate au fait des négociations.
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L'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui rentre d'un déplacement à Damas où il a négocié l'accès de l'aide humanitaire aux zones assiégées, a participé à la réunion russo-américaine par visioconférence, a indiqué un porte-parole de l'Onu.
Moscou, qui a intensifié ses bombardements aériens depuis une semaine, espère qu'un accord de cessez-le-feu pourra être conclu à cette occasion, rapportait jeudi l'agence Interfax en citant le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.
L'ambassadeur russe aux Nations unies, Vitali Tchourkine, a par ailleurs déclaré que le président syrien Bachar al Assad n'était pas "en résonance" avec la position de Moscou lorsqu'il a récemment affirmé que Damas entendait poursuivre le combat jusqu'à la reconquête de l'ensemble du pays.
L'objectif de ces discussions est de favoriser une reprise des négociations intersyriennes entre des représentants du régime et de l'opposition.
Lancées officiellement au début du mois à Genève, elles ont été rapidement suspendues par De Mistura, qui espérait qu'elles pourraient reprendre le 25 février. Mais dans un entretien publié hier par le quotidien suédois Svenska Dagbladet, le diplomate italo-suédois admet que ce calendrier n'est plus "réaliste".
(Stephanie Nebehay avec Noah Barkin à Berlin; Tangi Salaün et Henri-Pierre André pour le service français)
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