Le président bolivien poourrait perdre son référendum
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Le president bolivien pourrait perdre son referendum
DANILO BALDERRAMA
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Le president bolivien pourrait perdre son referendum
DANILO BALDERRAMA
LA PAZ (Reuters) - Le président Evo Morales semble se diriger vers une défaite au référendum par lequel il demandait aux Boliviens de pouvoir briguer un quatrième mandat, selon les sondages de sortie des urnes et les premiers résultats.
Evo Morales, qui est âgé de 56 ans, a été réélu largement en 2014 avec 61% des voix. Il demandait à amender la Constitution afin de pouvoir se représenter à la présidentielle de 2019, ce qui lui aurait permis, en cas de victoire, de rester au pouvoir jusqu'en 2025 (2020-2025).
Selon un sondage Ipsos réalisé après la fermeture des bureaux de vote, dimanche, le "non" l'emporterait à 52,3% et le "oui" obtiendrait 47,7%. Une enquête Mori donne le "non" à 51% et le "oui" à 49%. Le taux de participation a été très élevé, à près de 88%, selon la commission électorale.
Si le "non" est confirmé par les résultats officiels, ce sera un revers pour le mouvement socialiste en Amérique latine qui a récemment subi une série de défaites électorales dans plusieurs pays.
Entré en fonction en 2006 après avoir remporté l'élection de décembre 2005, Evo Morales, premier chef de l'Etat bolivien à revendiquer son origine amérindienne, a réussi à faire reculer la pauvreté dans le pays, un des plus pauvres d'Amérique latine. Mais il est désormais de plus en plus critiqué.
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Ses contradicteurs accusent son gouvernement de corruption, de gaspillage et d'autoritarisme. De récentes allégations concernant une ex-petite amie dont la société aurait remporté de juteux contrats publics ont pesé sur sa popularité.
Même s'il perd son référendum, Evo Morales a encore du temps devant lui avant la prochaine élection pour adouber un candidat à sa succession et peser sur le futur de la Bolivie, commente Michael Shifter, qui dirige le cercle de réflexion Inter-American Dialogue basé à Washington.
"C'est l'un des dirigeants les plus charismatiques et les plus puissants de l'histoire bolivienne. Il est improbable qu'il quitte la politique", ajoute le chercheur. "Mais, peut-être pour la première fois en une décennie, on peutimaginer une Bolivie sans Evo qui ne nous ramène pas vers la vieille époque de l'exclusion ethnique et économique."
(Daniel Ramos et Monica Machicao, Danielle Rouquié pour le service français)
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