Renzi demandera un vote de confiance sur l'union homosexuelle
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Vote de confiance au senat italien sur la loi sur les unions homosexuelles
© Gonzalo Fuentes / Reuters
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Vote de confiance au senat italien sur la loi sur les unions homosexuelles
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ROME (Reuters) - Le gouvernement italien engagera sa responsabilité jeudi devant le Sénat sur le projet de loi controversé sur les unions civiles, fortement édulcoré par le président du Conseil Matteo Renzi pour emporter l'accord des élus de la coalition au pouvoir.
Compte tenu des modifications apportées, la confiance devrait être votée et le gouvernement rester en fonction. La nouvelle version du projet de loi, qui porte à la fois sur les unions civiles homosexuelles et hétérosexuelles, supprime notamment le droit à l'adoption.
Le texte ira ensuite devant la Chambre des députés où le gouvernement dispose d'une majorité plus confortable.
L'Italie est le seul grand pays occidental à ne pas avoir encore reconnu le droit à une certaine forme de mariage pour les homosexuels, qui sont toujours privés de protection juridique notamment dans le domaine des successions.
"L'accord sur les unions civiles est un événement historique pour l'Italie", a déclaré Matteo Renzi sur Twitter.
La clause qui prévoyait dans certains cas pour les couples non mariés la possibilité d'adopter les enfants du conjoint était la plus critiquée au sein de la coalition au pouvoir, y compris au sein du Parti démocrate, la formation de Matteo Renzi.
Les mouvements de défense des homosexuels se sont rassemblés devant le Sénat mercredi pour protester conter la décision de supprimer le droit à l'adoption.
Autre concession à la droite et aux membres catholiques de la coalition, le projet de loi modifié supprime également la référence à l'obligation de fidélité, de façon à éviter que l'union civile ne ressemblent par trop au mariage traditionnel.
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Les droits accordés aux gays dans le cadre des unions civiles sont nettement moindres que ceux traditionnellement accordés par les lois sur le mariage entre personnes de même sexe dans les pays qui ont voté ce genre de disposition.
Le texte prévoit de donner aux couples qui s'engagent dans une union civile le droit de porter le nom du conjoint et de percevoir sa pension de retraite résiduelle.
Arrivé au pouvoir en 2014, Matteo Renzi a promis l'an dernier de faire voter une loi sur les unions civiles. Ce projet a suscité une très forte opposition de la part de l'Eglise catholique et également au sein du Parlement.
(Gavin Jones; Danielle Rouquié pour le service français)
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