Donald Trump promet le chaos s'il n'est pas investi
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Donald trump met en garde les responsables republicains
© Joe Skipper / Reuters
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par Steve Holland
PALM BEACH, Floride (Reuters) - Donald Trump, qui a conforté son avance dans la course à l'investiture républicaine après ses succès enregistrés mardi soir, a mis en garde mercredi contre le chaos que pourrait provoquer le refus de le désigner comme candidat à l'élection présidentielle américaine.
Le milliardaire s'est un peu plus rapproché de la barre des 1.237 délégués nécessaires pour être investi comme candidat du Grand Old Party pour le scrutin du 8 novembre.
Ses victoires en Floride, dans l'Illinois et en Caroline du Nord ont conforté la position du magnat de l'immobilier mais sa défaite dans l'Ohio, Etat très important, maintient un semblant de suspense concernant son investiture, une hypothèse que ses rivaux décrivent comme une catastrophe.
Donald Trump pourrait toutefois ne pas rassembler le nombre de délégués suffisants pour disposer de la majorité absolue lors de la convention républicaine qui aura lieu en juillet à Cleveland.
Le candidat s'est inquiété de cette possibilité qui ouvrirait la porte à des tractations au sein de la hiérarchie du parti qui ne souhaite pas le voir porter ses couleurs face au candidat démocrate, probablement Hillary Clinton.
"Je ne pense pas qu'on puisse dire que nous ne l'aurions pas automatiquement", a commenté Trump interrogé sur CNN quant à un éventuel refus de sa nomination malgré le soutien d'un nombre important de délégués. "Je pense qu'il y aurait des émeutes. Je représente des millions de personnes", a-t-il rappelé.
Le magnat a annoncé qu'il n'avait pas l'intention de participer au prochain débat télévisé prévu lundi, continuant à imposer son agenda à ses adversaires. "Je pense que nous avons fait assez de débats", a-t-il déclaré pour justifier sa décision.
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La direction du parti républicain ne sait pas comment gérer ce candidat dont elle ne veut pas et dont les déclarations incendiaires sur les immigrants sans papiers ou les musulmans la mettent dans l'embarras.
La tentative des caciques du GOP de lui barrer une route qui semble désormais largement ouverte intervient peut-être trop tard. Si le sénateur du Texas, Ted Cruz, reste dans la course et que le gouverneur de l'Ohio, John Kasich (qui a les faveurs de l'establishment), a choisi de se maintenir, Marco Rubio a, lui, jeté l'éponge après la défaite enregistrée chez lui en Floride mardi.
Seuls trois candidats restent en lice dans cette course qui en comptait une quinzaine au départ et Trump, profitant d'une dynamique gagnante, semble épuiser ses adversaires les uns après les autres.
(Pierre Sérisier pour le service français)
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