Le président turc dit que l'UE "danse sur un champ de mines"
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Le president turc critique vivement l'union europeenne
UMIT BEKTAS
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Le president turc critique vivement l'union europeenne
UMIT BEKTAS
ISTANBUL (Reuters) - Recep Tayyip Erdogan a invité vendredi l'Union européenne à se pencher sur son propre traitement des réfugiés avant de dire à la Turquie ce qu'elle doit en faire.
Le président turc s'exprimait dans un discours télévisé au ton virulent alors que son Premier ministre négocie à Bruxelles pour trouver une issue à la crise migratoire.
"Alors que la Turquie accueille trois millions (de migrants), ceux qui sont incapables de faire de la place à une poignée de réfugiés et qui, au coeur de l'Europe, maintiennent des innocents dans des conditions honteuses, doivent d'abord regarder chez eux", a-t-il déclaré.
Le chef de l'Etat turc s'est par ailleurs indigné des critiques de l'UE concernant le respect des droits de l'homme et a reproché à certains états membres de "danser sur un champ de mines" en soutenant des organisations terroristes.
Plusieurs dirigeants européens ont exprimé leur préoccupation au sujet des pertes civiles dues aux opérations de l'armée turque contre les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Un attentat suicide revendiqué par les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK) a fait 37 morts dimanche à Ankara. Le mouvement, qui dit avoir rompu avec le PKK, s'était déjà attribué la responsabilité de celui du 17 février, qui a coûté la vie à 28 personnes dans la capitale.
"Notre combat contre le terrorisme est mesuré et légitime (...) Toutes les organisations terroristes actives dans notre région et en Turquie se sont unies contre elle. De nombreux Etats, principalement occidentaux, n'ont toujours pas pris de position de principe contre ces mouvements", a poursuivi le président turc.
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Recep Tayyip Erdogan a reproché aux autorités belges d'avoir autorisé des partisans du PKK à dresser une tente devant le lieu où se déroule le Conseil européen de jeudi et vendredi. Le drapeau et des banderoles du mouvement séparatistes ont toutefois été retirées, a-t-il noté.
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se sont mis d'accord jeudi soir sur une série de propositions visant à trouver avec la Turquie une solution pérenne pour enrayer l'afflux de migrants. Le projet d'accord devait être présenté vendredi au Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.
(Ayla Jean Yackley, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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