Le président turc promet la mobilisation contre les terroristes
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La turquie va se mobiliser contre les terroristes, dit erdogan
© Murad Sezer / Reuters
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La turquie va se mobiliser contre les terroristes, dit erdogan
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par Humeyra Pamuk et Nick Tattersall
ISTANBUL (Reuters) - La Turquie emploiera toute sa puissance militaire et ses moyens de renseignement pour combattre "l'une des plus importantes et des plus meurtrières vagues terroristes de son histoire", a affirmé lundi le président Recep Tayyip Erdogan.
Le chef de l'Etat turc s'exprimait dans un discours prononcé à Istanbul après l'attentat suicide qui a coûté la vie à trois Israéliens et un Iranien dans la ville samedi.
"Notre Etat combat des organisations terroristes et les forces qui les soutiennent avec tous les moyens à sa disposition, ses soldats, sa police, ses gardes municipaux et ses services de renseignement", a-t-il dit.
Cette vague d'attaques terroristes suscite des inquiétudes sur le plan intérieur et des interrogations parmi les alliés de l'Otan quant à la capacité de l'armée turque à combattre sur deux fronts.
Les critiques font valoir que la lutte relancée par Erdogan contre les séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est de la Turquie s'accomplit aux dépens de la guerre contre l'Etat islamique (EI).
Le président Erdogan affirme que le PKK et l'EI travaillent de concert et ont décidé de s'en prendre à la Turquie parce ces deux organisations ont échoué dans leurs entreprises en Syrie.
POLITIQUE AVENTUREUSE
Pour la principale formation de l'opposition turque, le Parti républicain du peuple (CHP), la situation actuelle s'explique par la politique étrangère menée par la Turquie, qualifiée d'ingérence pro-sunnite en Syrie.
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"Ce que nous subissons actuellement est le résultat de la politique instable, contradictoire, utopique et aventureuse du parti AKP au Proche-Orient", a estimé Engin Altay, vice-président du groupe parlementaire du CHP.
Une demi-douzaine de journaux turcs publient lundi les portraits de trois membres présumés de l'Etat islamique soupçonnés de préparer de nouveaux attentats suicide.
L'attentat suicide commis samedi matin rue Istiklal, longue artère piétonnière bordée de commerces et de représentations diplomatiques, est le quatrième depuis le début de l'année en Turquie. Les deux survenus à Istanbul ont été imputés aux djihadistes de l'EI et les deux autres, à Ankara, ont été revendiqués par des séparatistes kurdes.
Selon la presse, les trois suspects dont les portraits sont publiés lundi ont pour instruction d'en commettre d'autres, en premier lieu à Istanbul.
"Toutes les unités de la police provinciale ont pris des mesures pour tenter de capturer les trois terroristes soupçonnés d'appartenir à l'Etat islamique et de préparer des attentats de grande envergure", écrit l'agence de presse nationale Anatolie, citant des sources proches des services de sécurité.
La Turquie s'est lancée en juillet dans ce que le président Recep Tayyip Erdogan a qualifié de "guerre synchronisée" contre les djihadistes et les séparatistes kurdes du sud-est du pays, qui sont selon lui galvanisés par les succès militaires de leurs homologues syriens.
(Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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