Deux ONG refusent d'intervenir dans les camps grecs de migrants
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Deux autres ong boycottent les "hot spots" grecs pour migrants
© Alkis Konstantinidis / Reuter
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Deux autres ong boycottent les "hot spots" grecs pour migrants
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LESBOS (Reuters) - L'International Rescue Committee (IRC) et le Conseil norvégien des réfugiés ont annoncé qu'ils n'interviendraient pas dans les "hot spots" grecs qu'ils assimilent à des centres de détention pour protester contre l'accord conclu entre l'Union et la Turquie.
Depuis dimanche, des centaines de migrants et de réfugiés ont été internés afin d'accélérer leur enregistrement et de hâter leurs demandes d'asile. Ceux qui ne rempliront pas les critères prévus seront renvoyés en Turquie.
Pour les ONG, coopérer avec les autorités grecques reviendrait à se rendre complice d'une méthode "injuste et inhumaine".
Mardi, le HCR et Médecins sans frontières avaient déjà annoncé qu'ils ne participeraient pas au transport de migrants et de réfugiés vers les "hot spots" avant d'être rejoints mercredi par l'IRC et le Conseil norvégien des réfugiés.
"L'IRC a informé lundi la garde-côtes grecque qu'il ne transporterait pas les personnes les plus vulnérables du monde vers un lieu où leur liberté de mouvement sera entravée", a déclaré une porte-parole de l'IRC.
Quant au Conseil norvégien des réfugiés, il a annoncé mercredi la suspension de la plupart de ses activités dans le "hot spot" situé sur l'île grecque de Chiros.
Les autorités grecques s'efforcent de leur côté de convaincre les ONG de les aider. "Nous avons besoin des organisations internationales, notamment du HCR qui nous apporte une grande aide. Bien sûr, nous souhaitons qu'il reste, sous certaines conditions, évidemment", a dit le ministre de la Protection citoyenne, Nikos Toskas, sur une radio grecque.
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(Nicolas Delame pour le service français)
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