Au Yémen, l'ancien président Saleh prône "la paix des braves"
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Au yemen, l'ancien president saleh prone "la paix des braves"
KHALED ABDULLAH
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Au yemen, l'ancien president saleh prone "la paix des braves"
KHALED ABDULLAH
SANAA (Reuters) - Des dizaines de milliers de manifestants sont descendus samedi dans les rues de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les insurgés houthis et leurs alliés, pour dénoncer l'intervention militaire arabe lancée à l'initiative de l'Arabie saoudite il y a un an afin de ramener au pouvoir le président Abd-Rabbou Mansour Hadi.
Plus de 6.200 personnes ont été tuées depuis le début des opérations de la coalition arabe contre les rebelles chiites alliés aux fidèles de l'ancien président Ali Abdallah Saleh.
Apparaissant en public pour la première fois depuis un an, ce dernier a souhaité la conclusion d'une "paix des braves".
"Nous tendons la main en signe de paix, la paix des braves, pour un dialogue direct avec l'Arabie saoudite, sans retourner devant le Conseil de sécurité (des Nations unies) qui est incapable de résoudre quoi que ce soit", a lancé Ali Abdallah Saleh à la foule de ses partisans.
"Nous sommes venus ici aujourd'hui pour dire au monde entier que le peuple yéménite reste inébranlable, qu'il tient bon depuis un an malgré le siège, la faim et les attaques aériennes", a déclaré un manifestant, Kamel al Khodani.
Plus tard dans la journée, les Houthis ont également organisé une manifestation dans la capitale.
"Aujourd'hui, tous les Yéménites, de toutes les communautés et quelles que soient leurs idées politiques, sont dehors pour montrer au monde que rien ne peut les abattre", a affirmé l'un des dirigeants houthis, Ibrahim al Oubaïdi.
Mercredi, l'envoyé spécial des Nations unies, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a annoncé que le gouvernement yéménite et les insurgés soutenus par l'Iran étaient convenus de mettre fin aux hostilités le 10 avril à minuit. Des négociations de paix s'ouvriront le 18 avril au Koweït.
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Les belligérants s'étaient entendus en décembre dernier sur une feuille de route pour mettre fin à la guerre mais le cessez-le-feu temporaire d'une semaine prévu par l'accord n'avait guère été observé sur le terrain.
(Mohammed Ghobari au Caire et Reuters TV à Dubaï, Guy Kerivel pour le service français)
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