Les taliban pakistanais pavoisent après l'attentat de Lahore
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Les taliban pakistanais pavoisent apres l'attentat de lahore
© Mohsin Raza / Reuters
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Les taliban pakistanais pavoisent apres l'attentat de lahore
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ISLAMABAD (Reuters) - Jamaat-ur-Ahrar, la faction des taliban pakistanais responsable de l'attentat qui a fait 70 morts dimanche dans un jardin public de Lahore, a provoqué mardi le Premier ministre Nawaz Sharif en disant avoir amené la guerre à sa porte et en lui promettant de nouvelles attaques.
Les autorités d'Islamabad ont annoncé de leur côté avoir arrêté plus de 5.000 personnes dans les opérations de sécurité qui ont suivi l'attentat suicide visant des chrétiens réunis pour célébrer Pâques, dont plus de 200 sont encore détenues.
Lahore est le chef-lieu du Pendjab, la province la plus riche du Pakistan et le fief du chef du gouvernement.
"Que Nawaz Sharif sache que cette guerre est désormais à sa porte", écrit sur son compte Twitter Ehsanullah Ehsan, porte-parole de Jamaat-ur-Ahrar, liée aux taliban et qui a aussi prêté allégeance à l'organisation djihadiste Etat islamique (EI).
"Les vainqueurs de cette guerre seront, avec la volonté de Dieu, les courageux moudjahidines", ajoute-t-il en promettant de nouvelles attaques.
Nawaz Sharif s'est engagé lundi dans un discours télévisé à intensifier la lutte contre les taliban et, d'après des sources gouvernementales et militaires, il a ordonné le lancement d'une opération paramilitaire de grande ampleur dans le Pendjab, ce qu'il n'a toutefois pas annoncé officiellement.
Le propre parti du Premier ministre était jusqu'alors opposé à ce que l'armée se voit confier des pouvoirs extraordinaires pour mener des opérations dans son bastion électoral du Pendjab, loin des régions tribales frontalières de l'Afghanistan dans lesquelles elle est généralement engagée.
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Selon un haut responsable provincial, membre du parti de Nawaz Sharif, les raids menés depuis deux jours par la police, les unité antiterroristes et les services de renseignement ont débouché sur l'interpellation de plus de 5.000 personnes, dont 216 ont vu leur détention prolongée.
Rana Sanaullah, qui a rang de ministre de l'Etat du Pendjab, a confirmé que l'armée et la force paramilitaire des Rangers seraient aussi sollicitées dans un avenir proche. "Toutes les forces de sécurité seront engagées dans cette opération", a-t-il dit.
(Asad Hashim, Tangi Salaün pour le service français)
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