Bouygues se donne un sursis pour trouver un accord avec Orange
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PARIS (Reuters) - Bouygues a annoncé jeudi qu'il se donnait jusqu'à la fin du week-end pour trouver un accord avec Orange sur la vente de Bouygues Telecom, alors que des sources proches du dossier évoquent des points sensibles encore non tranchés comme le prix de la transaction ou la gouvernance.
"Le conseil d'administration réuni le 30 mars 2016 a constaté que les négociations entre Orange et Bouygues n'étaient pas suffisamment avancées", écrit le groupe de BTP, de télécoms et de médias dans un communiqué.
Il précise que ses dirigeants se réuniront de nouveau "avant la fin du week-end prochain afin de prendre une position définitive sur la poursuite de ce projet de rapprochement".
De son côté, Orange a aussi estimé que "les négociations n'étaient pas suffisamment avancées" et annoncé que son conseil d'administration se réunirait de nouveau d'ici dimanche 3 avril.
La valorisation de Bouygues Telecom, le niveau de la participation de Bouygues dans Orange et la représentation du groupe de BTP au sein d'un conseil élargi de l'opérateur télécom ne sont pas encore tranchées, ont rapporté mercredi soir des sources proches du dossier.
"Beaucoup de points restent en discussion, notamment les questions de gouvernance", a indiqué une de ces sources, ajoutant que l'option du statu quo avait été évoquée par le conseil de Bouygues.
Une autre source a évoqué quant à elle la question de la valorisation des actifs de Bouygues Telecom.
Orange et Bouygues s'étaient fixé jusqu'au 31 mars pour parvenir à un accord sur un rapprochement complexe, impliquant l'Etat, actionnaire d'Orange, ainsi que les concurrents Iliad et SFR à qui des actifs devraient être cédés pour que l'opération obtienne le feu vert de l'Autorité de la concurrence.
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Le rachat de Bouygues Telecom, évalué à environ 10 milliards d'euros - en titres Orange et en numéraire - permettrait de ramener de quatre à trois le nombre d'opérateurs mobiles, dans un marché mis à mal par une guerre des tarifs déclenchée par l'arrivée des offres à bas prix Free, filiale d'Iliad en 2012.
Bouygues ambitionne d'obtenir environ 15% du capital d'Orange tandis que l'Etat français, premier actionnaire de l'opérateur avec 23% du capital, souhaite conserver une minorité de blocage, en droits de vote, ainsi que trois sièges au conseil d'administration.
(Julien Ponthus, édité par Gilles Guillaume)
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