Plus de 30 morts dans les raids de jeudi à l'est de Damas
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BEYROUTH (Reuters) - Les bombardements aériens de jeudi à Daïr al Assafir, ville de la Ghouta orientale aux mains des rebelles syriens, ont fait plus de 30 morts, dont une majorité de femmes et d'enfants, selon de nouveaux bilans communiqués vendredi par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et par des volontaires de la Défense civile syrienne (SCD).
Les raids, que l'OSDH impute à l'aviation syrienne, ont été menés malgré l'accord de "cessation des hostilités" entré en vigueur fin février, qui ne concerne pas la lutte contre les djihadistes de l'Etat islamique et du Front al Nosra.
Ces derniers tiennent une partie de la Ghouta orientale, qui se trouve dans les faubourgs est de Damas.
Les frappes aériennes se sont poursuivies vendredi. Deux d'entre elles ont touché les faubourgs de Daïr al Assafir et au moins sept autres le village de Bala, au nord de la ville, a précisé l'OSDH.
L'organisation a précisé que 12 enfants, neuf femmes, un enseignant et un membre bénévole des services de secours figuraient parmi les 33 morts recensés après les frappes de jeudi.
Les "casques blancs" de la Défense civile syrienne (SCD) ont déclaré de leur côté qu'une frappe avait touché une ambulance, tuant Walid Ghourani, un volontaire. Ils citent un bilan de 32 morts.
La SCD a diffusé des photos qui montrent selon elles la destruction de la base des "casques blancs" à Daïr al Assafir, y compris celle d'un dépôt d'essence.
L'OSDH explique que les forces gouvernementales syriennes tentent d'encercler Daïr al Assafir, dans laquelle vivent encore 2.700 familles.
Le département d'Etat américain s'est indigné des bombardements de jeudi. "Nous condamnons dans les termes les plus vifs ces attaques qui visent des civils", a déclaré son porte-parole, John Kirby.
La France a pour sa part dénoncé un "acte abject" et mis en cause directement Damas.
"Cette attaque, qui a visé délibérément des civils, y compris des enfants, montre que le régime poursuit ses exactions et viole la trêve", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
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"Cet acte abject vise à terroriser le peuple syrien et à saper les efforts de la communauté internationale en faveur d'une solution politique", a-t-il ajouté, soulignant que "les responsables devront rendre des comptes".
(Dominic Evans et Lisa Barrington à Beyrouth, avec John Irish à Paris; Jean-Philippe Lefief et Marc Angrand pour le service français)
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