Trois Libyens sanctionnés par l'UE, Tripoli joue l'apaisement
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BRUXELLES (Reuters) - Les noms de trois responsables libyens hostiles au gouvernement d'union nationale formé sous l'égide des Nations unies ont été ajoutés vendredi à la liste des personnalités qui font l'objet de sanctions européennes, annonce l'Union dans son journal officiel.
Les membres du gouvernement mis sur pied en vertu de l'accord conclu le 17 décembre dernier sont arrivés jeudi à Tripoli, malgré les mises en garde de l'administration concurrente formée par les milices qui tiennent la capitale, Tripoli.
Les trois personnalités supplémentaires visées par le gel des avoirs sont Khalifa al-Ghwell, chef du "gouvernement de salut national" formé par ces milices à Tripoli, Nouri Abusahmain, président du Congrès général national (CGN), leur parlement, et Aguila Saleh, président de la Chambre des représentants, l'assemblée légitime, qui siège dans l'est du pays.
Cette dernière qui siège à Tobrouk refuse d'accorder sa confiance au gouvernement d'union.
Dans un communiqué publié jeudi soir, Khalifa al-Ghwell, qui avait auparavant refusé avec véhémence tout transfert de pouvoir, a déclaré que son opposition au gouvernement d'union s'exercerait "par des moyens pacifiques et légaux, sans recours à la force ni incitation à la violence".
"Nous ne nous accrocherons pas au pouvoir", ajoute-t-il. "Je demande que les révolutionnaires, la société civile et les autorités religieuses aient l'opportunité de prendre les décisions nécessaires pour éviter un bain de sang et trouver une solution à la crise libyenne".
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Le nouveau "Conseil présidentiel" a parallèlement reçu le soutien de 10 villes du pays.
"Les municipalités de la côte occidentale sont conscientes du fait qu'il s'agit d'une étape critique", ont-elles déclaré. "Nous appelons tous les Libyens à s'unir dans leur soutien au gouvernement de l'accord national."
Un responsable du ministère des Affaires étrangères à Tripoli a déclaré que les forces de sécurité loyales au Conseil présidentiel assuraient désormais la sécurité des bâtiments du ministère et que le ministre nommé auparavant par le "gouvernement de salut national" avait quitté son poste sans heurt.
Tripoli est restée globalement calme depuis l'arrivée des membres du Conseil mercredi.
Les puissances occidentales comptent sur ce nouveau gouvernement pour dissiper la menace de l'Etat islamique (EI), qui a profité du vide politique pour prendre pied en Libye, s'emparant notamment de Syrte, ancien fief de Mouammar Kadhafi.
(Francesco Guarascio, Jean-Philippe Lefief et Marc Angrand pour le service français)
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