La Chine limite l'accès aux "Panama papers"
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PEKIN (Reuters) - Les autorités chinoises ont jugé mardi infondés les soupçons d'évasion fiscale émanant des "Panama papers" et limité la diffusion sur internet des documents et conclusions de cette enquête menée par une centaine de médias internationaux.
Plusieurs pays ont annoncé lundi l'ouverture d'enquêtes sur des soupçons de fraude après les révélations sur la création au Panama par des milliers de personnes, y compris des dirigeants politiques et des chefs d'entreprise, de sociétés écrans destinées à faciliter l'évasion fiscale ou le blanchiment d'argent.
Les documents révèlent notamment l'existence de sociétés écrans liées aux proches du président chinois Xi Jinping et d'autres hauts dirigeants chinois actuels ou anciens, selon le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) qui a mené l'enquête.
Prié de dire si Pékin comptait enquêter sur ces comptes à l'étranger, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hong Lei a répondu: "Nous ne commenterons pas ces accusations sans fondement."
Les médias officiels chinois n'ont guère évoqué les "Panama papers". Si l'on tape "panama" sur les moteurs de recherche chinois, une liste d'articles parus dans la presse chinoise apparaît, mais la plupart des liens sont désactivés ou ne renvoient qu'aux allégations visant des stars sportives.
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Le Global Times, quotidien anglophone dirigé par le Quotidien du Peuple, organe officiel du Parti communiste, laisse entendre dans son éditorial du jour que les médias occidentaux ont, avec l'appui de Washington, exploité ces documents du cabinet panaméen Mossack Fonseca afin de viser des personnalités politiques non-occidentales.
"Les médias occidentaux contrôlent l'interprétation à chaque fois qu'il y a de telles fuites de documents, et Washington exerce une influence particulière à ce sujet."
"Les informations qui sont négatives pour les Etats-Unis peuvent toujours être minimisées alors que les révélations sur des dirigeants non-occidentaux, comme Poutine, sont amplement commentées", peut-on lire dans l'éditorial, qui ne fait aucune allusion à une éventuelle mise en cause de personnalités chinoises.
(Ben Blanchard; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)
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