Cinq morts dans les combats lundi à Brazzaville
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Cinq personnes tuees dans les affrontements de lundi a brazzaville
STRINGER
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Cinq personnes tuees dans les affrontements de lundi a brazzaville
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BRAZZAVILLE (Reuters) - Trois policiers et deux hommes armés ont été tués dans les affrontements de lundi à Brazzaville, deux semaines après la réélection contestée du président congolais Denis Sassou-Nguesso, a annoncé mardi un porte-parole de la police.
Des fusillades et des tirs d'armes lourdes ont éclaté lundi dans le quartier de Makélékélé, fief de l'opposition dans le sud de la capitale, brisant le calme relatif prévalant en République du Congo depuis le scrutin du 20 mars.
Le gouvernement a accusé d'anciens membres d'une milice ayant combattu les forces favorables au chef de l'Etat lors de la guerre civile de 1997 d'avoir attaqué et incendié des bâtiments publics.
L'attaque de ces miliciens "ninja", anciens partisans du défunt Premier ministre Bernard Kolélas, père de l'opposant Guy-Brice Parfait Kolélas arrivé deuxième à la présidentielle, a été contenue, a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement Thierry Moungalla. Il a ajouté qu'il n'y avait pas de preuve de l'implication de candidats de l'opposition ou de leurs partisans dans ces incidents.
Mardi, le calme régnait à Brazzaville mais de nombreux commerces et des écoles sont restés fermés. Des centaines d'habitants du sud de la ville ont fui les combats lundi et peu d'entre eux ont décidé de regagner leur domicile.
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Denis Sassou-Nguesso, qui a 72 ans, a été président de la République du Congo entre 1979 et 1992 et l'est à nouveau depuis 1997. Il a été réélu le 20 mars après avoir fait adopter, par référendum en octobre 2015, des réformes supprimant les diverses limitations aux mandats présidentiels qui l'auraient empêché de se représenter.
(Christian Elion, Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service français)
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