Panama papers: la dissolution du Parlement islandais demandée
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Le premier ministre islandais demande la dissolution du parlement
SIGTRYGGUR JOHANNSSON
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Le premier ministre islandais demande la dissolution du parlement
SIGTRYGGUR JOHANNSSON
STOCKHOLM (Reuters) - Le Premier ministre islandais, Sigmundur Gunnlaugsson, a demandé mardi au président de dissoudre le Parlement après le dépôt d'une motion de censure liée à la révélation de documents mettant en cause son entourage dans l'affaire "Panama papers".
Selon ces documents, l'épouse du Premier ministre possède une société enregistrée au Panama qui détient des créances sur des banques ayant fait faillite et qui ont dû être renflouées par l'Etat.
Après une réunion avec son Premier ministre, le président Olafur Ragnar Grimsson a souhaité consulter les principaux partis politiques avant de prendre une décision.
"Je n'étais pas prêt à accepter cette demande (de dissolution du Parlement) avant d'avoir une discussion avec les dirigeants des autres partis concernant leur position", a déclaré le président aux journalistes.
"Je ne pense pas qu'il soit normal qu'il soit conféré au Premier ministre seul (...) l'autorité de dissoudre le Parlement sans que la majorité du Parlement soit satisfaite de cette décision."
Le Premier ministre avait auparavant déclaré sur sa page Facebook, dans le cas où il perdrait le soutien des membres de la coalition de droite au pouvoir : "A mon avis, il faut dissoudre le Parlement et appeler à de nouvelles élections le plus vite possible".
Les allégations des "Panama papers" concernant l'Islande avaient déjà été évoquées le mois dernier mais la publication massive d'informations par une centaine d'organes de presse du monde entier depuis dimanche soir a ravivé les critiques à l'encontre du Premier ministre.
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L'opposition a annoncé lundi le dépôt d'une motion de censure et plusieurs milliers de personnes ont manifesté devant le Parlement à Reykjavik pour demander la démission du chef du gouvernement.
Sigmundur Gunnlaugsson pourrait être la première victime des "Panama papers". Selon lui, les avoirs de son épouse à l'étranger sont imposés en Islande. Ses opposants parlent d'un conflit d'intérêt.
Selon un porte-parole du gouvernement, les créances sur les banques ayant fait faillite détenues par la société de l'épouse du Premier ministre - dans laquelle il a aussi un temps détenu une participation - se montent à plus de 500 millions de couronnes islandaises (3,5 millions d'euros).
Les principales banques commerciales islandaises ont fait faillite au moment de la crise financière mondiale de 2008. Beaucoup d'Islandais ont accusé leurs hommes politiques de ne pas avoir su gérer l'endettement des banques qui a créé une bulle spéculative et plongé le pays dans une grave récession.
(Ragnhildur Sigurdardottir; Jean-Philippe Lefief et Daniele Rouquié pour le service français)
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