La police de Macédoine repousse des migrants venant de Grèce
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Des migrants venant de grece repousses par la macedoine
STOYAN NENOV
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Des migrants venant de grece repousses par la macedoine
STOYAN NENOV
IDOMENI, Grèce (Reuters) - La police macédonienne a utilisé dimanche des gaz lacrymogènes pour repousser plusieurs centaines de migrants massés en territoire grec le long de la barrière érigée au poste-frontière d'Idomeni, a constaté un journaliste de Reuters.
Plus de 500 personnes s'étaient rassemblées le long de cette barrière, à proximité de laquelle est installé, en territoire grec, un camp de fortune dans lequel se trouvent depuis des semaines plus de 10.000 migrants et réfugiés.
Un responsable macédonien qui a requis l'anonymat a déclaré qu'un groupe de migrants avait quitté le camp et s'en était pris à la barrière.
"Ils lançaient des pierres sur la police macédonienne. La police a répliqué par des tirs de gaz lacrymogène", a dit ce responsable, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.
"Les migrants poussaient contre la barrière du côté grec de la frontière. Mais la barrière est toujours là, ils ne sont pas parvenus à passer", a-t-il ajouté.
Des organisations humanitaires ont dit soigner des personnes souffrant de l'expositions aux gaz lacrymogènes. "Nous avons des blessés et nous sommes très occupés", a dit à Reuters un haut responsable de Médecins sans frontières (MSF). Une autre organisation non-gouvernementale a confirmé des cas de blessures parmi les migrants.
Le gouvernement grec a dénoncé le recours à la force contre des migrants.
"L'usage sans discernement de produits chimiques, de balles en caoutchouc ou de grenades assourdissantes contre des populations vulnérables, et particulièrement sans qu'une telle force soit justifiée, constitue un acte dangereux et déplorable", a dit George Kyritsis, porte-parole de la coordination des migrations au sein du gouvernement.
A Idomeni, des témoins ont expliqué que la tension était progressivement montée alors qu'un petit groupe de migrants tentait de discuter avec des gardes-frontières macédoniens et demandaient l'ouverture de la barrière.
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Face au refus de leurs interlocuteurs, d'autres migrants ont commencé à marcher vers la frontière, ont-ils ajouté.
Le nombre des migrants et réfugiés n'a cessé d'augmenter à Idomeni, comme dans d'autres camps en Grèce, depuis le mois de février après la fermeture des frontières décrétée par plusieurs Etats des Balkans.
A Idomeni, personne n'a pu passer la frontière vers la Macédoine depuis plusieurs semaines.
(Stoyan Nenov, avec Renee Maltezou à Athènes; Pierre Sérisier et Marc Angrand pour le service français)
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