Visite à Tripoli du ministre italien des Affaires étrangères
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Le chef de la diplomatie italienne a tripoli pour soutenir le gouvernement libyen d'union
ISMAIL ZITOUNY
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Le chef de la diplomatie italienne a tripoli pour soutenir le gouvernement libyen d'union
ISMAIL ZITOUNY
par Aidan Lewis
TRIPOLI (Reuters) - Le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, s'est rendu mardi à Tripoli pour affirmer le soutien de la communauté internationale au gouvernement d'union nationale de Fayez Seraj.
Première personnalité occidentale à faire le déplacement de Tripoli depuis l'arrivée il y a près de deux semaines de Fayez Seraj dans la capitale libyenne, Paolo Gentiloni a estimé que sa visite constituait un "précédent" qui pourrait inspirer d'autres pays.
"Nous étudions tous la possibilité de rétablir notre présence diplomatique ici à Tripoli", a ajouté le chef de la diplomatie italienne, sans toutefois s'avancer sur une date. Le personnel diplomatique occidental a quitté Tripoli lors des combats qui ont ensanglanté la capitale libyenne en 2014.
Paolo Gentiloni et Fayez Seraj se sont rencontrés sur une base navale très surveillée d'où le gouvernement d'union, ou Conseil présidentiel, opère depuis son arrivée par bateau de Tunisie le 30 mars dernier.
Le Conseil doit faire face à de fortes résistances de la part des deux gouvernements et deux parlements rivaux qui se disputent le contrôle de la Libye depuis l'été 2014.
L'installation du gouvernement d'union à Tripoli a toutefois "changé la donne", a estimé Paolo Gentiloni. "Nous sommes convaincus que cela peut ouvrir la voie à la stabilisation de la Libye", a-t-il dit.
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Il a toutefois rappelé que le gouvernement de Fayez Seraj était encore en pleine phase d'installation et qu'il attendait toujours d'être approuvé par le parlement de Tobrouk, dans l'est du pays, qui est reconnu par la communauté internationale.
LUTTE ANTITERRORISTE
L'Italie a effectué mardi ses premières livraisons d'aide alimentaire et médicale dans la région de Tripoli et prévoit d'envoyer de l'aide aux hôpitaux de Benghazi, la deuxième ville du pays dans l'Est.
Des rencontres bilatérales sur l'immigration clandestine, les transports et la sécurité ont été programmées entre le Conseil libyen et l'ancienne puissance coloniale.
L'Italie comme les autres pays occidentaux espèrent que la stabilisation politique permettra de mieux lutter contre la progression des groupes djihadistes dans le pays, mais Paolo Gentiloni a souligné que la lutte contre le terrorisme était avant tout du ressort des Libyens.
"Ce n'est pas quelque chose qui peut être décidé à Rome, à Londres ou à Washington", a-t-il insisté.
Fayez Seraj s'est dit confiant dans la coopération future avec les autres Etats en matière de lutte antiterroriste, qui constitue pour lui une "priorité".
"Nous allons passer des visites protocolaires et à des rencontres plus concrètes et focalisées", a déclaré le chef du Conseil présidentiel.
La réouverture des relations diplomatiques pourrait précéder le retour en Libye du personnel des sociétés pétrolières étrangères implantées sur place en dépit des dégâts subis par certaines des plus importantes infrastructures du pays.
(Hania Amara, Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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