Amnistie générale dans le scandale des écoutes en Macédoine
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Le president macedonien decrete une amnistie generale dans le scandale des ecoutes
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Le president macedonien decrete une amnistie generale dans le scandale des ecoutes
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SKOPJE (Reuters) - Le président macédonien Gjorge Ivanov a décrété mardi une amnistie générale dans le scandale des écoutes téléphoniques à l'origine d'une grave crise politique, provoquant l'indignation de l'opposition.
"J'ai décidé de mettre un terme à cette agonie de la Macédoine", a-t-il dit à la presse.
En vertu du décret pris mardi, toutes les enquêtes et toutes les poursuites judiciaires liées à cette affaire sont stoppées et annulées.
L'opposant Zoran Zaev, chef de file des sociaux-démocrates, a réagi en comparant cette grâce à un "coup d'Etat" et en appelant à la démission du président.
L'opposition avait accusé l'an dernier le gouvernement d'avoir mis sur écoutes des juges et des journalistes. Ces enregistrements, affirmait-elle, révélaient un contrôle étroit du pouvoir sur la presse, sur la conduite des élections et sur les nominations à des postes élevées de la fonction publique.
D'après les sociaux-démocrates, le Premier ministre de l'époque, Nikola Gruevski, et son chef du renseignement intérieur, Saso Mijalkov, auraient orchestré la mise sur écoute de plus de 20.000 personnes.
L'Union européenne a joué les médiateurs dans cette crise, obtenant de Skopje la nomination d'un procureur spécial pour enquêter sur ces accusations et Gruevski s'est écarté du pouvoir et a accepté la tenue d'élections législatives anticipées, qui devraient se tenir en juin.
L'ex-Premier ministre et son parti, le VMRO-DPMNE (droite), nient toute malversation.
Un procureur a ouvert une enquête en février.
(Kole Casule; Henri-Pierre André pour le service français, édité par Tangi Salaün)
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