Donald Trump revoit sa campagne, tente de retoucher son image
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Donald trump cherche a retoucher son image
© Carlo Allegri / Reuters
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WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump cherche à infléchir sa campagne en vue de l'élection présidentielle du 8 novembre avec l'embauche d'un nouveau responsable et la tenue d'une réunion avec des élus du Congrès.
Après une série de déclarations à l'emporte-pièce contre les femmes ou les migrants hispaniques, le favori de la primaire républicaine tente désormais de donner une image plus professionnelle face à l'opposition sans concession présentée par son rival Ted Cruz dans la course à l'investiture du Grand Old Party.
Le magnat de l'immobilier a annoncé avoir engagé Rick Wiley au poste de directeur politique de sa campagne à l'échelle nationale. Ce spécialiste de la stratégie politique républicaine a été directeur de campagne du gouverneur du Wisconsin Scott Walker, avant que ce dernier ne renonce à briguer l'investiture républicaine à l'automne dernier.
Donald Trump, qui manque de relais à Washington, a en outre organisé une réunion dans la capitale fédérale, prévue pour jeudi matin, entre son conseiller Ed Brookover et une douzaine de parlementaires. Il n'y assistera pas mais la série de discours au contenu plus politique qu'il entend prononcer prochainement pourrait être abordée lors des discussions.
Le promoteur immobilier doit aussi convaincre les investisseurs. Selon une enquête menée ce mois-ci par la société Intralinks Holdings auprès de 1.500 avocats, banquiers d'affaires et autres structures qui conseillent les entreprises en matière d'OPA et d'acquisitions, près des deux tiers des sondés estiment qu'une présidence Trump risquerait de créer de l'incertitude et donc d'être dissuasive pour lancer des fusions-acquisitions.
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Enfin, Donald Trump a rencontré en privé dans les locaux de sa Trump Tower à New York la présentatrice de Fox News Megyn Kelly, qu'il a attaquée pendant des mois en raison des questions sans concession qu'elle lui avait posées lors d'un débat en août dernier concernant la façon dont il traite les femmes.
Selon le consultant républicain Ron Bonjean, l'embauche de Rick Wiley et celle, il y a deux semaines, du spécialiste de la question des délégués Paul Manafort suggèrent que le milliardaire se prépare à une convention difficile en juillet au cas où il n'obtiendrait pas d'emblée les 1.237 délégués nécessaires pour remporter la primaire républicaine. "Sans les gens dans votre équipe qui savent naviguer dans ces eaux-là, vous risquez d'avoir beaucoup de problèmes", juge-t-il.
(Steve Holland et Susan Cornwell, avec Mike Stone, Danielle Rouquié pour le service français, édité par Gilles Trequesser)
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