Législatives anticipées le 5 juin en Macédoine
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Crise politique en macedoine
OGNEN TEOFILOVSKI
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Crise politique en macedoine
OGNEN TEOFILOVSKI
SKOPJE (Reuters) - Des élections législatives anticipées auront lieu le 5 juin en Macédoine, a annoncé vendredi le président du Parlement sortant, qui a été dissous dans le cadre de l'accord conclu sous l'égide de l'Union européenne pour mettre fin à la crise politique.
"J'ai signé aujourd'hui la décision de convoquer des élections anticipées qui auront lieu le 5 juin", dit Trajko Veljanovski dans un communiqué.
"J'espère que tous ceux qui sont impliqués dans le processus électoral feront en sorte qu'il se déroule de façon pacifique et démocratique et que tout le monde accomplira son devoir en allant voter le 5 juin", ajoute-t-il.
Dans le cadre de l'accord conclu l'an dernier sous l'égide de l'UE, le gouvernement conservateur de Nikola Gruevski, sous le feu des critiques pour des écoutes téléphoniques illégales et une affaire d'abus de pouvoir, a accepté la tenue de ce scrutin anticipé, mais l'Union sociale démocrate de Macédoine (SDSM), principale composante de l'opposition, a appelé la semaine dernière au boycott des élections.
L'opposition sociale-démocrate a accusé l'an dernier le gouvernement d'avoir mis sur écoute plus de 20.000 personnes, notamment des juges et des journalistes, afin d'assurer son contrôle sur la presse, la conduite des élections et les nominations à des postes élevés de la fonction publique.
La crise s'est encore aggravée mardi avec la décision du président Gjorge Ivanov de décréter une amnistie générale dans l'affaire des écoutes, puis de gracier le lendemain 56 personnalités politiques de la majorité et de l'opposition.
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L'Union européenne a dénoncé cette amnistie et les Etats-Unis ont demandé au président Ivanov de revenir sur sa décision pour ne pas protéger "des hommes politiques corrompus".
Le chef de l'Etat a rejeté cette demande vendredi dans un discours à la nation.
"Je pense que la décision préserve les intérêts de l'Etat, je vous informe que je m'y tiens", a-t-il dit.
"J'appelle celui qui pense avoir été dépouillé de son droit, ou que je me suis mal comporté à son égard, ou qui souhaite prouver son innocence devant la justice, à faire une demande par écrit pour que j'annule la décision prise à son égard."
(Kole Casule, Jean-Philippe Lefief et Nicolas Delame pour le service français)
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