Les discussions de paix sur la Syrie se poursuivent à Genève
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Poursuite des pourparlers de paix sur la syrie a geneve
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Poursuite des pourparlers de paix sur la syrie a geneve
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par John Irish
GENEVE (Reuters) - Les commandants rebelles syriens venus à Genève pour participer aux discussions de paix sous l'égide de l'Onu ont dit vendredi croire encore au principe de tels pourparlers tout en étant convaincus que le gouvernement de Bachar al Assad cherche à les torpiller.
L'aviation syrienne a bombardé les zones insurgées au nord de la ville de Homs pour le deuxième jour consécutif vendredi, rouvrant un nouveau front après avoir lancé une double offensive dans la région d'Alep qui a rendu pratiquement caduque l'accord de "cessation des hostilités" partielle conclu en février.
Cette intensification des combats coïncide avec l'ouverture de la deuxième session de pourparlers de paix à Genève, où la délégation gouvernementale syrienne s'est entretenue vendredi avec l'émissaire de l'Onu, Staffan de Mistura.
Le chef des négociateurs syriens, Bachar Djaafari, a indiqué qu'il avait soumis à Staffan de Mistura des amendements aux "principes fondamentaux" proposés par ce dernier pour "faciliter une solution politique en Syrie", et qu'il attendait désormais sa réponse et celle des autres parties au conflit. Il n'a voulu répondre à aucune question.
La délégation de l'opposition syrienne, arrivée mercredi à Genève, accuse le gouvernement de Bachar al Assad de chercher à gagner du temps pour pousser son avantage sur le plan militaire et compléter l'encerclement d'Alep.
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Malgré leur défiance, les commandants rebelles participant aux discussions ont assuré vendredi qu'ils adhéraient toujours au processus politique.
"Si nous, en tant qu'Armée syrienne libre, n'y croyions pas, nous ne serions pas ici", a déclaré Abou Ossama al Djolani, un commandant du mouvement rebelle dans le sud de la Syrie.
"Nous sommes ici, à Genève, pour participer au processus politique", a-t-il poursuivi, flanqué d'autres commandants de l'Armée syrienne libre (ASL) et de Mohamed Allouch, le chef politique de Djaïch al Islam, un groupe islamiste soutenu par l'Arabie saoudite.
RISQUE DE TRAGÉDIE HUMANITAIRE À ALEP
L'ASL est la première alliance rebelle à s'être constituée au début du conflit, en grande partie autour de déserteurs de l'armée gouvernementale choqués par l'ampleur de la répression des manifestations, et la principale force non islamiste encore présente dans le nord et le sud du pays.
"Nous sommes favorables à une solution politique, mais le régime essaie de détruire la trêve" négociée par la Russie, principal soutien militaire de Bachar al Assad, et les Etats-Unis, a accusé Mohamed al Djolani.
"Nous attendons toujours que (les grandes puissances) qui ont pris des mesures en faveur de cette trêve prennent une décision à ce sujet", a-t-il répondu à la question de savoir s'il y avait encore lieu de parler de "cessation des hostilités" en Syrie.
Un commandant de l'ASL dans la région d'Alep, Iyad Chamsi, a déclaré que ses troupes étaient attaquées sur trois fronts par l'armée gouvernementale, les djihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) et les combattants kurdes des milices YPG.
"La bataille est féroce et cela pourrait conduire à la plus grande tragédie humanitaire au monde", a-t-il dit évoquant le risque d'encerclement d'Alep, qui priverait près d'un million d'habitants de toute source d'approvisionnement.
(Tangi Salaün pour le service français)
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