Un réfugié iranien condamné pour avoir tenté de se suicider
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Un refugie iranien condamne pour avoir tente de se suicider
© David Gray / Reuters
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Un refugie iranien condamne pour avoir tente de se suicider
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MELBOURNE (Reuters) - Un demandeur d'asile iranien détenu sur l'île de Nauru, dans le Pacifique, a été condamné à douze mois de prison avec sursis pour avoir tenté de se suicider.
Cet homme vit dans un centre de rétention financé par les autorités australiennes dans le cadre de la "solution Pacifique", une politique prévoyant que les demandeurs d'asile interceptés alors qu'ils tentent d'atteindre l'Australie par la mer sont renvoyés dans des camps de rétention, à Nauru, une île du Pacifique-Sud située à quelque 3.000 km au nord-est de l'Australie, ou Manus, une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Ce système de "traitement extraterritorial" des demandes d'asile a été vivement dénoncé par des organisations de défense des droits de l'homme, notamment le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR).
Le sort de cet Iranien, qui vit avec sa fille âgée de huit ans, a provoqué l'indignation en Australie, où des défenseurs des droits des réfugiés ont dénoncé une nouvelle fois samedi ces pratiques.
"Nous les laissons croupir là-bas, nous détruisons tout espoir de venue en Australie", a déclaré l'écologiste Sarah Hanson-Young à la chaîne de télévision australienne Sky News. "Ce pauvre homme a voulu mettre fin à ses jours et il est puni pour cela."
Dans un communiqué, le gouvernement de Nauru, où les tentatives de suicide sont prohibées, explique que les procuteurs ont voulu dissuader d'autres demandeurs d'asile d'imiter son exemple. "Nous redoutons que cette méthode de protestation ne soit utilisée et nous voulons éradiquer cette pratique", poursuit le gouvernement.
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Un porte-parole du ministère australien de l'Immigration et de la Protection des frontières a déclaré que tous les réfugiés retenus à Nauru étaient soumis au droit en vigueur dans l'île du Pacifique.
(Jarni Blakkarly, Henri-Pierre André pour le service français)
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