Offensives des rebelles en Syrie, hésitations à Genève
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A geneve, pourparlers sur la paix en syrie difficiles
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A geneve, pourparlers sur la paix en syrie difficiles
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BEYROUTH/GENEVE (Reuters) - Des rebelles syriens ont lancé lundi une violente offensive contre les troupes gouvernementales dans la province côtière de Lattaquié et ont repris certaines positions dans la province d'Hama, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
L'organisation proche de l'opposition syrienne a précisé que l'offensive à Lattaquié avait débuté lundi matin et que les assaillants avaient enregistré des avancées à la mi-journée.
L'OSDH ajoute que les insurgés ont repris la quasi totalité de la ville de Khirbet al Nakous dans la région d'Hama et que des factions, non impliquées dans l'accord de cessation des hostilités conclu avec l'aide de la Russie et des Etats-Unis, participaient à l'offensive dans la plaine stratégique de Sahl al-Ghab dans la province d'Hama.
Les troupes gouvernementales ont mené d'intenses raids aériens dans la province de Homs tuant quatre personnes, selon un bilan provisoire qui pourrait s'alourdir, ajoute l'OSDH. Un accroissement des combats est également signalé à Alep.
Une source militaire syrienne a confirmé l'offensive rebelle dans l'ouest du pays où les violences se multiplient en dépit de l'accord sur l'arrêt partiel des combats entré en vigueur le 27 février.
"Aujourd'hui, ils ont attaqué dans plusieurs zones de la région de Lattaquié, en violation de l'accord de cessation des hostilités, et aussi de la région d'Hama", a dit cette source.
Plusieurs organisations de rebelles syriens ont annoncé lundi qu'elles se lançaient dans une nouvelle "bataille" contre les forces pro-Assad mais il n'a pas été établi dans l'immédiat si cette offensive était celle menée à Lattaquié.
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Le coordinateur du Haut Comité des négociations (HCN) de l'opposition syrienne a estimé lundi que les pourparlers menés à Genève ne pourraient pas se poursuivre si le gouvernement de Damas et ses alliés ne levaient pas le siège et ne cessaient pas leurs bombardements des zones civiles.
DIVISION DE L'OPPOSITION
Dans un message publié sur Twitter, Riad Hidjab a accusé les autorités de "violer les droits du peuple (syrien) et de contrevenir au droit international".
Plusieurs groupes rebelles ont accusé lundi l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura qui conduit les négociations de paix d'avoir une attitude partiale et favorable au régime syrien.
Une lettre, adressée aux négociateurs de l'opposition et signée par "les factions armées révolutionnaires", appelle le HCN "à prendre une position ferme et décisive à l'égard des demi-solutions qui sont colportées par les alliés du régime (syrien) et par De Mistura".
Dans une rencontre avec les membres du HCN, le médiateur avait évoqué vendredi l'idée d'un maintien de Bachar al Assad en échange de la possibilité pour l'opposition de nommer trois vice-présidents.
"Nous observons avec une grande inquiétude et avec un refus catégorique les initiatives de Mistura, dont certaines montrent une totale partialité en faveur des demandes du régime et de ses alliés", poursuit la lettre.
Selon un diplomate occidental, l'opposition est divisée "à 50/50 sur la question de rester ou de partir" de la table des négociations.
"Nous leur avons dit qu'ils ne devaient pas tomber dans le piège du gouvernement car s'ils s'en vont, ils seront tenus pour responsables et il sera difficile de revenir prochainement", a dit ce diplomate.
Pour l'opposition, Bachar al Assad doit quitter le pouvoir et ne peut pas faire partie du processus de transition. Le dirigeant syrien exclut l'idée d'un gouvernement de transition et propose d'élargir son gouvernement à certains membres de l'opposition et certaines personnalités indépendantes.
(John Davison avec Tom Miles et John Irish à Genève; Pierre Sérisier pour le service français)
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