Donald Trump fait des émules chez les républicains
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Donald trump fait des emules chez les republicains
CARLO ALLEGRI
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Donald trump fait des emules chez les republicains
CARLO ALLEGRI
par James Oliphant
WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump n'est pas encore assuré d'obtenir l'investiture républicaine pour la présidentielle de novembre mais il a déjà remporté une victoire : les primaires lui ont permis de faire des émules qui pourraient se transformer en cauchemar pour la hiérarchie du Grand Old Party.
Paul Ryan, président de la Chambre des représentants et figure de l'"establishment" républicain, a vu apparaître un rival inattendu dans sa circonscription du Wisconsin.
L'homme d'affaires Paul Nehlen a décidé de marcher dans les traces de Donald Trump, reprenant certaines idées du magnat de l'immobilier sans toutefois être toujours d'accord avec le personnage lui-même.
Dans le New Hampshire, l'ancien sénateur républicain de l'Etat Jim Rubens a apporté son soutien à Donald Trump et ambitionne de se présenter face à la sénatrice en place, Kelly Ayotte.
En Arizona, c'est une sénatrice de l'Etat, Kelli Ward, qui prétend s'opposer à l'ancien candidat à la présidence John McCain, personnalité influente du GOP.
La campagne de Donald Trump et sa rupture avec la direction du parti républicain, qui ne veut le voir à aucun prix investi lors de la convention nationale de juillet, ont donné des idées et des ambitions à certains élus.
Ce mouvement, qui a également gagné des Etats comme l'Alabama ou la Caroline du Nord, n'est pas une résurgence de la vague "anti-système" du Tea Party qui avait porté au Congrès des élus très conservateurs en 2010.
Alors que se profilent également les élections générales cet automne, aucun des sortants n'a pour l'instant été battu lors des primaires destinées à désigner les candidats républicains au Sénat et à la Chambre des représentants.
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CASSE-TÊTE
Comme le rappelle l'analyste politique indépendant Nathan Gonzalez, "d'autres candidats tentent de reproduire son message, mais personne ne peut reproduire Donald Trump".
Des observateurs notent toutefois qu'une investiture de Donald Trump pourrait provoquer un mécontentement parmi certains électeurs républicains qui pourraient alors décider de s'abstenir lors des élections générales favorisant ainsi l'élection des candidats démocrates.
Il serait facile de négliger la candidature de Paul Nehlen face à Paul Ryan dont la cote de popularité dépasse les 80% parmi les républicains du Wisconsin. Pourtant, la direction du parti doit se souvenir qu'en 2014, Eric Cantor, alors numéro 2 de la majorité à la Chambre des représentants, avait été battu par un obscur professeur d'université en Virginie.
Donald Trump reproche régulièrement à Paul Ryan d'avoir accepté de conclure un accord avec Barack Obama sur le budget et d'avoir soutenu des mesures comme le Partenariat transpacifique ou la réforme sur l'immigration décidée par le président américain.
Paul Nehlen explique que ces prises de position du président de la Chambre des représentants ont motivé sa candidature dissidente.
D'autres font valoir leur hostilité à la politique d'immigration menée par l'actuelle administration ou leur soutien à la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, une mesure préconisée par Trump.
Si elles ne sont pas de nature à remettre en cause la hiérarchie, ces voix contestatrices viennent confirmer le casse-tête auquel est confrontée la direction républicaine au moment où Donald Trump semble assuré de remporter la primaire dans l'Etat de New York mardi et de relancer sa campagne.
(Pierre Sérisier pour le service français)
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