Attentat dans un quartier chiite du sud de Damas, six tués
reuters.com

Attentat dans un du sud de damas
SANA
reuters.com

Attentat dans un du sud de damas
SANA
BEYROUTH (Reuters) - Au moins six personnes ont été tuées lundi par l'explosion d'une voiture piégée dans le quartier chiite de Saïeda Zeïnab dans le sud de Damas, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
La chaîne de télévision Al Manar, appartenant au Hezbollah libanais, a précisé que l'explosion s'était produite à un point de contrôle de l'armée syrienne.
Il s'agit du troisième attentat de ce genre dans cette zone de la capitale syrienne depuis le début de l'année.
Le bilan des tués devrait s'alourdir en raison du nombre de victimes grièvement blessées, précise l'OSDH.
Bachar Djaafari, chef de la délégation du gouvernement syrien aux négociations indirectes de paix à Genève, a déclaré que l'explosion avait touché un hôpital tuant plusieurs dizaines de personnes.
"L'explosion que les terroristes ont perpétrée dans la région de Saïeda Zeïnab aujourd'hui visait un hôpital qui soignait des blessés de Foua et Kefraya", deux villages assiégés dont des civils ont été évacués en vertu d'un accord avec les rebelles.
"Cela a coûté la vie à des dizaines d'innocents", a poursuivi le négociateur à son arrivée à Genève pour de nouveaux entretiens avec l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura.
Au moins 62 personnes avaient péri et 180 autres avaient été blessées dans l'explosion de quatre bombes dans ce faubourg fin février. Le groupe Etat islamique (EI) avait revendiqué la responsabilité de ces attaques.
L'organisation djihadiste avait également affirmé être responsable de l'explosion d'une voiture piégée et d'un double attentat suicide le 31 janvier qui avait fait 70 tués.
Saïeda Zeïnab, quartier très peuplé de la banlieue sud de la capitale syrienne, accueille de nombreux pèlerins chiites venant d'Iran, du Liban et d'autres pays musulmans qui souhaitent se recueillir dans le mausolée de Saïeda Zeïnab, petite-fille du prophète Mahomet et fille du premier imam chiite, Ali ben Abi Taleb.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Le quartier avait été le théâtre de violents combats pendant les premiers temps du conflit syrien, qui a débuté en 2011, mais l'armée de Bachar al Assad appuyée par les miliciens libanais du Hezbollah l'avait depuis sécurisé en établissant de nombreux postes de contrôle à sa périphérie.
(John Davison et Tom Perry avec Marina Depetris et Shadia Nasralla à Genève; Pierre Sérisier pour le service français)
reuters.com