Manifestation de partisans de Sadr à Bagdad pour un remaniement
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Des partisans de sadr manifestent pour reclamer un remaniement en irak
AHMED SAAD
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Des partisans de sadr manifestent pour reclamer un remaniement en irak
AHMED SAAD
par Saif Hameed et Kareem Raheem
BAGDAD (Reuters) - Plusieurs dizaines de milliers de manifestants sont descendus mardi dans les rues du centre de Bagdad, la capitale irakienne, pour exiger des députés un vote en faveur d'un remaniement, afin que soit mis sur pied un gouvernement de techniciens chargé de lutter contre la corruption.
La majeure partie des manifestants, rassemblés aux entrées de la "zone verte" - le quartier étroitement surveillé qui regroupe ambassades, parlement et ministères - sont des partisans de l'influent dignitaire chiite Moktada Sadr, qui presse le Premier ministre, Haïdar al Abadi, de mettre en oeuvre les projets de réformes qu'il a annoncés au cours de l'hiver.
Sous un soleil inhabituellement chaud pour une fin avril, les manifestants ont franchi un pont sur le Tigre menant à la "zone verte", en brandissant des drapeaux irakiens et en scandant des slogans favorables à l'imam Sadr.
Cette manifestation, qui dans l'ensemble s'est déroulée dans le calme, est la plus importante qu'ait connue la capitale irakienne depuis plusieurs semaines. Les participants se sont retrouvés sur une grande artère reliant, sur près de deux kilomètres, la place Tahrir à la zone verte, a constaté un caméraman de Reuters télévision.
De son côté, le chef du gouvernement a pris part dans la journée à une session parlementaire convoquée par le président du parlement, Salim al Djabouri, pour laquelle le quorum a été atteint, bien qu'une centaine d'élus, hostiles aux projets de réformes et à un remaniement, aient tenté d'empêcher cette réunion en menant depuis près de deux semaines un sit-in à l'intérieur et aux abords de la chambre.
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UN GOUVERNEMENT DE TECHNICIENS
Des députés protestataires ont scandé "illégal!" alors que débutait la session, dont ils jugent la tenue contraire à la Constitution, a constaté un journaliste de Reuters. Haïdar al Abadi a pu faire son entrée dans l'hémicycle alors que Salim al Djabouri appelait les protestataires au dialogue.
"Nous sommes ici présents, aujourd'hui au parlement, pour une session dont le but est de remanier le gouvernement", a expliqué à la presse Dhiaa al Assadi, qui dirige au parlement le bloc Al Ahrar, fidèle à Moktada Sadr.
On ignore pour le moment si Haïdar al Abadi, qui a déjà proposé deux listes de ministres ces dernières semaines, comptait en présenter une troisième mardi, ou s'il proposerait de nouveau les mêmes noms.
Haïdar al Abadi, qui, en vertu de réformes annoncées en février, souhaite remplacer les ministres affiliés à des partis politiques par des techniciens, a averti que la crise politique en cours risquait, si elle se poursuivait, de gêner la guerre livrée aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI), qui contrôlent toujours des régions entières du nord et de l'ouest du pays, et notamment la grande ville de Mossoul.
(Saïf Hamid, Karim Rahim et Stephen Kalin; Eric Faye pour le service français)
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