Trump s'attaque à Clinton sur le terrain de la féminité
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Donald trump attaque hillary clinton sur le terrain de la feminite
© Jim Tanner / Reuters
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Donald trump attaque hillary clinton sur le terrain de la feminite
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par Doina Chiacu et Megan Cassella
WASHINGTON (Reuters) - Donald Trump s'est risqué sur un terrain politiquement difficile, cette semaine, en affirmant qu'Hillary Clinton ne serait pas si populaire si elle n'appartenait pas à la gent féminine.
En brisant ce tabou, le favori de la course à l'investiture républicaine semble décidé à en découdre avec sa probable rivale démocrate, ce qui promet une campagne d'autant plus virulente que le camp adverse se dit prêt à rendre coup pour coup.
"Continuez à parler, Donald Trump. Continuez à parler... Chaque fois qu'il ouvre la bouche, l'aversion des femmes à son égard progresse un peu plus", a commenté Debbie Wasserman Schultz, présidente de la commission nationale du Parti démocrate.
Le magnat de l'immobilier, qui s'est encore rapproché de l'investiture mardi à l'occasion d'une nouvelle série de primaires dans le Nord-Est, n'est effectivement pas très apprécié des Américaines et beaucoup, dans les rangs démocrates comme républicains, l'ont taxé de sexisme après ses propos insultants au sujet de la journaliste de Fox News Megyn Kelly ou de son ex-rivale Carly Fiorina.
Cette dernière, qui s'est retirée en février de la course à l'investiture, est devenue mercredi la colistière de Ted Cruz, adversaire le plus sérieux du milliardaire new-yorkais.
"QUE M. TRUMP SOIT M. TRUMP"
Selon un sondage Ipsos-Reuters réalisé en avril, les deux tiers des femmes ont une opinion défavorable de Donald Trump.
Pour Renee Ellmers, députée de Caroline du Nord, ce déficit de popularité n'est pas irréversible s'il fait le nécessaire. "C'est une élection différente des autres. Pour moi, elle rompt toutes les règles. Elle va à l'encontre de tous les livres d'histoire et des autres scrutins", souligne-t-elle.
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Selon son état-major de campagne et ses partisans, les propos de Donald Trump au sujet d'Hillary Clinton entrent dans le cadre d'une stratégie délibérée en vue de leur probable duel et il n'a aucune intention de se plier aux règles traditionnelles des campagnes électorales.
"Quand on l'attaque, il riposte. La campagne sera placée sous le mot d'ordre en vigueur depuis le premier jour : que M. Trump soit M. Trump", résume Corey Lewandovski, son directeur de campagne, dans un entretien accordé à Reuters.
Réagissant aux propos du milliardaire à son sujet, l'ex-First Lady a semblé décidée à relever le gant.
"Si combattre pour la santé des femmes, pour les congés parentaux et pour l'égalité des salaires c'est jouer la carte de la féminité, et bien ça me va !", a-t-elle commenté après ses succès de mardi.
Malmenée par Bernie Sanders il y a quelques semaines, Hillary Clinton a creusé l'écart avec le sénateur du Vermont et n'est plus très loin des 2.383 délégués requis pour l'investiture démocrate. Selon les décomptes des médias américains, il ne lui en manquerait qu'un peu plus de 200.
(Avec Chris Kahn et Ginger Gibson, Jean-Philippe Lefief pour le service français)
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