Ouverture prochaine de centres anti-radicalisation en France
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Manuel valls annonce des centres pour personnes radicalisees
PHILIPPE WOJAZER
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Manuel valls annonce des centres pour personnes radicalisees
PHILIPPE WOJAZER
PARIS (Reuters) - Le gouvernement a annoncé lundi l'ouverture prochaine dans chaque région métropolitaine française de centres pour personnes radicalisées ou en passe de l'être, qui pourront notamment accueillir des "repentis" de retour de Syrie.
La création de ces structures, envisagée depuis plus d'un an, figure au nombre des mesures actées lors d'un comité interministériel de lutte contre la radicalisation.
"Le premier centre de prise en charge des personnes radicalisées avec hébergement de longue durée, un Centre de citoyenneté et de réinsertion, sera mis en place cet été. Les premiers accueillis pourront être des repentis, dont nous éprouverons la sincérité et la volonté de réinsertion dans la durée", a annoncé le Premier ministre, Manuel Valls.
"Je demande aux préfets que d'ici à la fin 2017, un établissement de cette nature soit créé dans chaque région. Au moins la moitié accueilleront, à la demande de l'autorité judiciaire, des personnes qui ne peuvent être placées en détention", a-t-il ajouté devant la presse.
Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, un premier centre devrait ouvrir à l'été dans la région de Tours et un second d'ici la fin de l'année.
Initialement prévue pour fin 2015, puis pour mars 2016, l'ouverture de tels centres a pris du retard, en raison notamment de la difficulté d'obtenir un accord politique sur leur point de chute.
En avril 2015, le Premier ministre avait annoncé la création d'une structure pour accueillir, sur la base du volontariat, des jeunes repentis de retour de zones de combat ou candidats au départ ne faisant pas l'objet de poursuites.
Mais à la suite des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, il est allé plus loin en évoquant la prise en charge de personnes sous main de justice.
Deux types de centres ont donc vocation à coexister.
Leur objectif sera de "réaffilier" des jeunes radicalisés à la citoyenneté française, comme l'expliquait en décembre dernier à Reuters le préfet Pierre N'Gahane, qui pilote toute la politique de prévention de la radicalisation.
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Chaque centre devrait accueillir une trentaine de personnes et fonctionner sur le modèle d'un internat de semaine, avec un programme de dix mois, pour un coût de fonctionnement évalué entre 1 et 1,5 million d'euros par an, précisait-il alors.
(Elizabeth Pineau et Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)
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