Un navire US approche d'un îlot en mer de Chine, Pékin proteste
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Pekin condamne une initiative americaine en mer de chine meridionale
© Handout . / Reuters
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Pekin condamne une initiative americaine en mer de chine meridionale
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PEKIN/HONG KONG (Reuters) - Un navire de guerre américain a patrouillé mardi près d'un récif corallien occupé par Pékin en mer de Chine méridionale, une initiative immédiatement condamnée par la Chine qui l'a qualifiée de menace pour la paix et la stabilité.
Un porte-parole du Pentagone a déclaré que la frégate USS William P. Lawrence s'était approchée à 12 milles marins du récif de Fiery Cross, dans les îles Spratleys, dans le cadre de l'opération appelée "liberté de navigation".
Cette opération a été mise en place par les Etats-Unis pour répondre aux "revendications maritimes exagérées" de la Chine, de Taïwan et du Vietnam en mer de Chine méridionale, qui ont pour conséquence de restreindre les droits de navigation dans les eaux internationales de cette zone.
"Ces revendications maritimes exagérées sont contraires aux lois internationales, telles que reflétées par la Convention sur le droit de la mer (des Nations unies)", a expliqué le porte-parole du Pentagone, Bill Urban, dans un communiqué.
Le récif de Fiery Cross est occupé depuis 1988 par la Chine, qui y a établi un "observatoire de la vie marine" et l'a en partie remblayé il y a deux ans pour constituer un îlot artificiel équipé notamment d'un aéroport et d'un port en profonde.
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L'archipel des Spratleys, situé à mi-chemin entre les côtes du Vietnam et des Philippines, est aussi revendiqué par ces deux pays et par Taïwan.
Le porte-parole du gouvernement de Pékin, Lu Kang, a dénoncé l'initiative américaine et indiqué qu'une mise en garde avait été envoyée à la frégate lorsque celle-ci est entrée dans les "eaux territoriales chinoises".
"Cette opération américaine a menacé les intérêts de la Chine en matière de souveraineté et de sécurité, mis en danger le personnel et les infrastructures du récif et porté atteinte à la paix et la stabilité régionale", a-t-il déclaré.
Washington a demandé le mois dernier à la Chine de confirmer qu'elle n'avait pas l'intention de stationner d'avions de guerre dans les îles Spratleys, après l'atterrissage d'un appareil militaire sur le récif de Fiery Cross, officiellement pour évacuer des employés malades.
(Michael Martina et Greg Torode; Tangi Salaün pour le service français)
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